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Alimentation Danone veut croquer un bout de Michel et Augustin

Le géant français a des vues sur le capital du petit fabricant de biscuits et de laitages. Lequel y voit une belle possibilité d'expansion.

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Le groupe Danone a annoncé mardi être en négociations exclusives pour acquérir une part minoritaire dans le capital de la société Michel et Augustin, connue surtout pour ses biscuits distribués jusqu'aux Etats-Unis et ses laitages.

«Danone et les actionnaires de Michel et Augustin sont entrés en négociations exclusives en vue de l'acquisition par Danone d'une participation minoritaire au capital de la société Michel et Augustin, aux côtés d'Artémis (ndlr: holding de la famille Pinault) et de ses fondateurs», a indiqué le géant agroalimentaire dans un communiqué.

Jusqu'à 40%

Danone, qui anticipe une «montée progressive au capital de Michel et Augustin», vise une participation de 40% dans la PME spécialisée dans les cookies, yaourts à boire et crèmes glacées, a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe.

Pour le co-fondateur de la marque, Augustin Paluel-Marmont, à ce moment-là de son histoire, «un rapprochement avec un industriel avait du sens». «Nous nous sommes dit que c'était un moyen de voir encore plus grand et plus vite. D'accélérer le déploiement dans les grande villes», explique-t-il.

L'opération «permettrait à Michel et Augustin de bénéficier d'un appui important pour accélérer son développement international, en particulier aux Etats-Unis, tout en préservant son originalité», souligne en effet Danone.

«Indépendance totale»

«Cette prise de participation constituerait la première opération réalisée par Danone Manifesto Ventures, la nouvelle structure d'investissement et d'incubation de Danone basée à New York, qui sera pleinement opérationnelle à l'automne 2016», assure encore le géant laitier.

Cet outil est un argument fort pour Paluel-Marmont car «il nous garantit une indépendance totale: rien ne nous sera imposé et on va rester vraiment entrepreneurs», déclare-t-il.

Le petit fabricant de gourmandises avait déjà opéré un changement de dimension au début de l'année en signant un accord avec Starbucks pour être distribué dans la chaîne de cafés haut de gamme aux Etats-Unis.

Potentiel imaginé dès le début

«Dès le début, dans la petite cuisine de mon appart', on s'est dit que peut-être un jour, si on y arrivait, il y avait un potentiel mondial», raconte aujourd'hui Augustin.

«A chacune de nos grandes étapes, on a eu la structure actionnariale adaptée: au départ c'est Michel et moi. Puis on a eu une quarantaine de business angels, et le fonds Serendipity qui appartenait à Bouygues et à la famille Pinault.»

Ensuite avec Artémis, avec qui l'entreprise a eu un «partenariat très fructueux», «nous avons fait un très gros travail de structuration de l'aventure. Ils ont été des sparing partners qui nous ont aidé à réfléchir, à grandir», rappelle-t-il.

Fondée en 2004, la société a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 40 millions d'euros en 2015 (43,6 millions de francs). «Nous continuons sur des rythmes de 30 à 40% de croissance» des ventes chaque année, assure Augustin Paluel-Marmont.

(afp/nxp)

Créé: 28.06.2016, 21h03

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