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Francfort La dette de l'Italie risque de contaminer l'Europe

La Banque centrale européenne (BCE) s'est inquiétée lundi de la montée de l'endettement en Europe.

La Banque centrale européenne à Francfort.

La Banque centrale européenne à Francfort. Image: Keystone

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«On voit resurgir en Europe des préoccupations concernant la soutenabilité de la dette, tant dans le secteur public que privé», a souligné Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), lors d'un discours prononcé à Francfort. L'Italie, avec son endettement public représentant 130% du produit intérieur brut (PIB), est actuellement «le cas le plus important», et son projet budgétaire est source de tensions politiques.

La contagion à d'autres pays d'Europe «a été limitée jusqu'à présent», mais elle «reste une possibilité», a pointé le banquier central, alors que le marché redevient nerveux face au lien étroit entre banques et risque souverain «dans certaines parties de l'Europe».

Le vice-président de la BCE fait écho au Fonds monétaire international, qui a estimé jeudi dernier que les taux d'emprunt italiens, à leur plus «haut niveau depuis quatre ans», portent le risque d'une «contagion provoquée par de futures tensions».

Absorption des chocs

Mais le gouvernement italien a réaffirmé vendredi qu'il n'avait pas l'intention de revoir son projet de budget pour l'an prochain, au risque d'engager un bras de fer avec Bruxelles et ses partenaires européens.

Dans le secteur privé, tandis que le secteur bancaire «se contracte et devient plus résistant», «notre radar se déplace vers le secteur financier non bancaire, plus faiblement réglementé», a souligné le banquier. Les fonds d'investissement de la zone euro géraient fin 2017 l'équivalent de 42% du total des actifs du secteur bancaire, pour un montant de 12'000 milliards d'euros (13'700 milliards de francs), a-t-il rappelé.

Cet état de fait peut pénaliser à terme «la capacité d'absorption des chocs par le système financier», a-t-il prévenu. (ats/nxp)

Créé: 12.11.2018, 13h47

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