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Suisse L'économie manquerait de confiance dans la politique

Le monde économique a carrément méprisé la politique et deux de ses dirigeants expliquent que les entreprises ont besoin d'un ancrage local et émotionnel en Suisse.

Rolf Dörig, président de Swiss Life, reconnaît que l'économie a fait preuve d'arrogance.

Rolf Dörig, président de Swiss Life, reconnaît que l'économie a fait preuve d'arrogance. Image: Keystone

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L'économie suisse manque de confiance dans la politique helvétique, déplorent le président de Swiss Re Walter Kielholz et celui de Swiss Life Rolf Dörig. Même si la situation a évolué depuis la crise financière, les deux dirigeants appellent à un changement d'approche.

Le monde économique a carrément méprisé la politique pendant une certaine période, assène le président du conseil d'administration du réassureur Swiss Re dans un entretien à la «Schweiz am Sonntag». Son homologue de l'assureur Swiss Life parle pour sa part «d'arrogance», dans l'édition de samedi du quotidien alémanique «Blick».

Erreurs de positionnement

Mais ce déficit en confiance ne concerne pas que les politiciens. Des dirigeants des milieux économiques, ainsi que des intellectuels en ont également été la cible, regrette Walter Kielholz.

Et de déplorer que les prises de position pragmatiques et raisonnables trouvent peu d'écho dans la société et les médias d'aujourd'hui. Ce qui a permis aux champions de l'isolationnisme de s'engouffrer dans la brèche et de se ménager une audience qui surpasse leur signification réelle.

Ancrage émotionnel en Suisse nécessaire

Rolf Dörig évoque des pistes de réflexion pour remédier à ces difficultés. Il souligne que les grands groupes se doivent de penser et d'agir «global» pour préserver leur compétitivité. Mais que, dans le même temps, les entreprises ont besoin d'un ancrage local et émotionnel en Suisse.

Le président de Swiss Life souhaite que le futur du pays figure à nouveau au centre des préoccupations, et que des principes clairs président aux choix effectués. «Cela ne pourra fonctionner qu'en dépassant les divisions politiques entre partis», appelle-t-il. Les propositions de l'UDC et du PS ne devraient donc pas être systématiquement diabolisées et rejetées. (smk/ats/nxp)

Créé: 23.11.2014, 13h17

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