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Hydrocarbures Eni voit son bénéfice net amputé de deux tiers

La chute des cours du pétrole brut et du gaz pénalise le géant italien des hydrocarbures.

Le bénéfice net a atteint 523 millions d'euros (576 millions de francs), un chiffre inférieur aux attentes.

Le bénéfice net a atteint 523 millions d'euros (576 millions de francs), un chiffre inférieur aux attentes. Image: Keystone

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Le géant italien des hydrocarbures Eni a vu son bénéfice net reculer de 66% au troisième trimestre, pénalisé par la forte baisse des prix du pétrole brut et du gaz, a-t-il annoncé vendredi.

Le bénéfice net a atteint 523 millions d'euros (576 millions de francs), un chiffre inférieur aux attentes. Selon le consensus Factset Estimates, les analystes tablaient sur 775 millions d'euros.

Le bénéfice net ajusté - un indicateur scruté de près par le marché, parce qu'il exclut des éléments instables et exceptionnels - a pour sa part chuté de 44%, à 776 millions d'euros, en ligne avec le consensus compilé par Eni.

La production d'hydrocarbures s'est élevée à 1,888 million de barils par jour (mbj) sur le trimestre, un chiffre en hausse de 5% sur un an, et supérieur aux attentes des analystes (1,874 million).

Néanmoins, le groupe a, de nouveau, revu à la baisse son objectif de production, tablant désormais sur une production moyenne, en 2019, de 1,87-1,88 million de barils par jour, alors qu'il misait auparavant sur une croissance dans une fourchette de 2 à 2,5% (soit 1,888 à 1,897 mbj). Ceci avec un scénario à 62 dollars le baril.

«Contexte difficile»

Eni a expliqué cette révision par l'irrégularité de la demande asiatique pour le gaz naturel liquéfié (GNL) et l'évolution de la production au Venezuela.

Son chiffre d'affaires a diminué sur le trimestre de 15% à 16,686 milliards d'euros, un chiffre inférieur aux prévisions, les analystes pronostiquant 17,45 milliards, d'après Factset.

Le patron d'Eni, Claudio Descalzi, a fait état cependant de résultats d'une «grande solidité», en soulignant que les acquisitions récentes réalisées en Norvège et aux Emirats arabes unis donneraient au groupe «un nouvel élan en terme de développement et de stabilité».

Il a évoqué néanmoins un «contexte difficile» avec une baisse du cours du Brent au troisième trimestre «de plus de 13 dollars le baril tandis que le prix du gaz en Europe a diminué de plus de 50%, accélérant une tendance à la baisse par rapport à 2018».

Le géant italien a placé l'exploration et la mise au jour de nouveaux gisements au coeur de sa stratégie, tout en cédant des participations dans ces récentes découvertes importantes.

Il commence également à se diversifier dans les énergies renouvelables, l'économie circulaire et la transformation des déchets, estimant qu'il n'y a pas d'avenir «à moyen-long terme» pour les entreprises uniquement actives dans le secteur du pétrole et du gaz. (ats/nxp)

Créé: 25.10.2019, 09h57

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