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Economiesuisse Les entrepreneurs voient une croissance robuste en 2014

Une croissance du PIB à +2,2%, un chômage sous les 3%, des hausses de salaires et des baisses des prix: Economiesuisse se montre optimiste pour la croissance en 2014 en Suisse, qu'elle qualifie de «robuste».

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Ces derniers mois, la consommation intérieure a pris le relais de l'investissement et des exportations, traditionnels moteurs de la croissance suisse. Mais ces deux éléments déterminants pourraient reprendre de la vigueur dès 2014, selon Economiesuisse.

La Fédération des entrepreneurs suisses a présenté lundi 2 décembre ses prévisions pour la croissance de l'année à venir. Et Rudolf Minsch, économiste en chef de l'organisation, s'est montré extrêmement optimiste: le regain de croissance en Europe observé dès le 3e trimestre 2013 devrait tirer le PIB helvétique vers le haut de 2,2% en 2014.

Un taux de chômage sous les 3%

Conséquences de cette reprise: le taux de chômage devrait chuter sous la barre symbolique des 3%. Les salariés devraient également profiter de ce rebond avec des hausses des salaires nominaux, mais aussi des baisses de prix à la consommation. Ce qui devrait maintenir la consommation à un niveau élevé.

Après une année 2013 marquée par une consommation intérieure qui a permis de maintenir la croissance, 2014 pourrait donc marquer un retour aux fondamentaux de l'économie helvétique, avec une prime à l'export: «Il faut s'attendre à de nouvelles impulsions de croissance pour les exportations l'année prochaine», affirme Rudolf Minsch.

Si tous les pays européens ne voient pas le bout du tunnel (France, Grèce, Espagne, Italie), la tendance est clairement au retour de la croissance. Et les États-Unis, partenaire commercial majeur de la Suisse, devraient aussi vivre une embellie dans les mois à venir.

Les exportations estimées à +4,5%

Ces signaux sont vus positivement par les branches exportatrices de l'économie helvétique (équipements électriques, machines, matières plastiques et textile): elles envisagent une progression des exportations de 4,5%.

Sur le marché intérieur, banques et sociétés de réassurance repartent à la hausse, tandis que le secteur touristique devrait voir sa croissance entamée l'été dernier se poursuivre, notamment grâce aux clients européens. La construction, le commerce de détail et les acteurs du système de santé devraient aussi tirer la croissance vers le haut.

Marché intérieur dynamique et reprise forte des exportations devraient pousser les chefs d'entreprises à se projeter dans l'avenir avec davantage de sérénité et à reprendre les embauches. Pour Rudolf Minsch, cette dynamique devrait faire retomber le taux de chômage sous la barre des 3%, en dépit d'une possible hausse saisonnière cet hiver.

Le pouvoir d'achat en hausse

Corollaire de cette baisse de la main-d’œuvre disponible au recrutement (particulièrement les personnels qualifiés et spécialisés), l'immigration devrait se maintenir au niveau actuel.

Le pouvoir d'achat également devrait profiter de ces conditions favorables: grâce notamment à des prix stables et aux taux d'intérêt très bas, la situation devrait s'améliorer, avec une augmentation moyenne des salaires nominaux de 1%, tandis que les prix pourraient légèrement baisser. Ce faisant, la consommation des ménages pourrait croître de 2,1%.

Gare à la politique monétaire expansive

Avec 2,2% de croissance, Economiesuisse se montre plus optimiste que d'autres instituts s'étant livrés à des prévisions. Pas question toutefois de verser dans l'euphorie. Rudolf Minsch pointe une série de risques potentiels pour l'économie mondiale, dont la politique monétaire expansive, menée notamment par la Fed (Réserve fédérale américaine) ces dernières années.

De plus, certains partenaires économiques majeurs de la Suisse n'ont pas réglé leurs problèmes structurels, en matière de dette, de pression fiscale et de marché du travail bloqué engendrant un chômage élevé.

Pas de quoi craindre le pire toutefois avec ces quelques incertitudes. Car d'autres variables pourraient permettre de réviser à la hausse la prévision de 2,2% de croissance. Aux premiers rangs figurent les rythmes de croissance américaine (estimée sur une base prudente par Economiesuisse pour le moment) et des pays émergents.

Créé: 02.12.2013, 13h46

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