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Agroalimentaire L'appétit de Nestlé se confirme, Ferrero résiste

Tandis que des sources tendent à donner corps à la rumeur d'une volonté de Nestlé de racheter Ferrero, la firme italienne marque son indépendance et semble rejeter les tentatives suisses.

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Les spéculations vont bon train depuis jeudi matin 17 octobre sur les tentatives de rachat de Ferrero par Nestlé. D'abord sorties dans la presse italienne, sous la plume d'un journaliste de La Repubblica. Puis démenties de différentes parties (dont des banques) citées dans l'article du quotidien transalpin. Avant une prise de position du groupe italien affirmant que l'entreprise n'est pas à vendre.

Du côté de la multinationale de Vevey, aucun commentaire direct sur ces rumeurs n'a filtré jeudi. C'est dans les colonnes du quotidien britannique Financial Times daté de vendredi 18 octobre que Paul Buckle, administrateur délégué de Nestlé, sans démentir ni confirmer l'approche vis-à-vis de Ferrero, a reconnu que son groupe développait actuellement son activité confiserie, ce qui entraîne «beaucoup de spéculations».

Des tentatives depuis deux mois

Le journal économique anglais affirme par ailleurs que le groupe italien a été approché à plusieurs reprises au cours des deux derniers mois par Nestlé mais que toutes les tentatives ont été repoussées, confirmant donc les annonces venus jeudi du siège de Ferrero sur le refus du groupe d'être vendu.

«Nestlé a essayé, mais Ferrero est comme une forteresse. Les discussions n'ont pas été poussées jusqu'à un niveau vraiment avancé», affirme au FT un banquier d'affaires d'un établissement européen non identifié, mais qui serait proche de la famille italienne.

Nestlé 3e, Ferrero 4e du marché de la confiserie

Ferrero a affirmé de «la manière la plus catégorique et la plus absolue» qu'il n'était pas à vendre. Ferrero, qui détient un portefeuille de marques très bien placées dans leurs segments respectifs (Nutella, Kinder, Ferrero Rocher, Mon cheri, Tic Tac, Raffaelo...) qui lui permet d'occuper 8% du marché mondial de la confiserie, 4e entreprise du secteur..

De son côté, Nestlé représente 12% du marché, se hissant à la 3e place. Ils ne sont devancés que par les groupes américains Mars et Mondelez, qu'ils dépasseraient en unissant leurs forces.

La valeur de Ferrero estimée à 20 milliards de francs

Mais pour cela, encore faudrait-il que le mariage puisse se faire. Or, l'actionnariat du groupe fondé à Alba, près de Turin, en 1946, est toujours familial. C'est Giovanni Ferrero, petit-fils du fondateur, qui tient les rênes du groupe. Et ne semble pas disposé à voir l’œuvre familiale rachetée.

Et même si tel était le cas, la question du prix se poserait. Pour les analystes de Nomura, «en retenant le ratio de 14 fois la valeur d'entreprise sur l'excédent brut d'exploitation constaté dans des transactions comparables, la valeur de l'actif concerné serait alors de l'ordre de 20 milliards de francs suisses».

D'où le souhait prêté par La Repubblica à Nestlé de s'allier à une série de grandes banques italiennes pour opérer ce rachat. Mais encore faudrait-il que la famille du fondateur agrée cette vente. Et il semble que ce soit là que le bât blesse pour le moment.

Créé: 18.10.2013, 14h58

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