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Japon Suzuki confirme des irrégularités sur des tests

Le groupe précise aussi que «l'enquête interne n'a pas conclu à une tricherie, telle que la manipulation de données».

Osamu Suzuki, président-directeur général de Suzuki, lors de la présentation des résultats 2015 du groupe.

Osamu Suzuki, président-directeur général de Suzuki, lors de la présentation des résultats 2015 du groupe. Image: Keystone

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Le constructeur d'automobiles japonais Suzuki a confirmé mercredi avoir mené des tests selon une méthode non homologuée pour mesurer les niveaux d'émission et la consommation de ses véhicules vendus au Japon, mais il a démenti avoir agi ainsi pour embellir les valeurs.

«Des irrégularités ont été trouvées», a reconnu le groupe dans un communiqué après des informations de presse en ce sens, mais «l'enquête interne n'a pas conclu à une tricherie, telle que la manipulation de données», a-t-il assuré.

A la Bourse de Tokyo, l'action a chuté mercredi de 9,36% à 2.613 yens à la clôture après avoir perdu jusqu'à 15% en séance. Suzuki a aussitôt convoqué une conférence de presse à 16H00, heure de Tokyo (07H00 GMT), se refusant à tout commentaire sur le sujet avant la remise officielle d'un rapport au gouvernement.

«La compagnie doit maintenant faire un compte-rendu au ministère des Transports sur les méthodes de tests», a déclaré un porte-parole. Le patriarche de 86 ans et président du conseil d'administration, Osamu Suzuki, s'y rendra en personne et s'exprimera ensuite devant la presse.

Selon plusieurs médias, citant des sources anonymes au sein de la compagnie, si les tests n'ont pas été conduits correctement, les données n'auraient cependant pas été falsifiées.

Le groupe, spécialisé dans les mini-voitures et très bien implanté en Inde, vend près de 3 millions d'automobiles par an. Il est aussi très connu pour ses deux-roues, qui représentent près de 10% des recettes.

Démission

Cette annonce intervient peu de temps après la révélation de manipulation de données et falsification de tests par un autre constructeur japonais, Mitsubishi Motors Coporation (MMC), qui a depuis vu ses commandes plonger dans l'archipel.

L'affaire devrait aussi faire tomber des têtes: le patron de MMC, Tetsuro Aikawa, a décidé de démissionner d'ici à cet été, a rapporté jeudi le quotidien économique Nikkei.

Parallèlement à Suzuki, Mitsubishi Motors doit remettre un nouveau document au ministère mercredi qui devrait permettre d'en savoir plus sur l'étendue de l'affaire. Une conférence de presse de MMC est prévue à 17H30 (08H30 GMT).

Bien qu'en mauvaise posture, le groupe a reçu le soutien surprise de son compatriote et partenaire Nissan, qui va injecter des fonds pour prendre 34% de son capital. Mais son PDG, Carlos Ghosn, a prévenu: l'accord pourra être remis en cause en cas de nouvelles révélations dévastatrices.

Outre les quatre mini-véhicules concernés par des maquillages de performances énergétiques, Mitsubishi Motors a déjà reconnu avoir utilisé des tests non homologués au Japon depuis 25 ans. Les «doutes» portent sur plusieurs modèles, dont neuf toujours commercialisés. (afp/nxp)

Créé: 18.05.2016, 09h20

sentifi.com

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