Samedi 28 mars 2020 | Dernière mise à jour 20:48

Coronavirus Lourde récession en vue au niveau mondial

Les experts s'attendent à une importante récession en 2020. Mais si la pandémie du coronavirus est maîtrisée rapidement, l'économie suisse devrait fortement rebondir en 2021.

L'emploi risque d'être impacté par cette situation, avec un taux de chômage en hausse de 0,8 point de pourcentage à 3,1% en 2020.

L'emploi risque d'être impacté par cette situation, avec un taux de chômage en hausse de 0,8 point de pourcentage à 3,1% en 2020. Image: Keystone

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Les économistes de l'institut de recherche BAK Economics et d'UBS anticipent une lourde récession cette année en raison des restrictions imposées pour lutter contre le coronavirus. Si la pandémie est maîtrisée rapidement, l'économie suisse devrait fortement rebondir en 2021.

L'institut bâlois s'attend à une récession au niveau mondial, essentiellement provoquée par l'effondrement des dépenses privées. En Suisse, cela devrait se traduire par une baisse des exportations de services, en raison d'une chute de la demande dans le tourisme et l'événementiel, a-t-il détaillé lundi dans un communiqué.

Concrètement, le BAK anticipe un repli du produit intérieur brut (PIB) de 2,5% cette année, alors qu'il tablait dans ses précédentes estimations sur une croissance de 1,3%. Dans un scénario optimiste où la crise sanitaire est rapidement maîtrisée, l'économie devrait fortement rebondir de 4,3% en 2021.

L'emploi risque d'être impacté

L'emploi risque d'être impacté par cette situation, avec un taux de chômage en hausse de 0,8 point de pourcentage à 3,1% en 2020. Le niveau de sans-emplois devrait ensuite refluer à 2,7% l'année suivante.

L'accélération des prix risque également de marquer le pas, notamment en raison de l'effondrement des prix du pétrole. L'inflation doit ainsi être négative de 0,3% sur l'exercice en cours avant de remonter à 0,5% en 2021.

Les spécialistes d'UBS tablent quant à eux sur un repli du produit intérieur brut (PIB) de 1,3% cette année, si les mesures d'urgence devaient être abandonnées fin avril, puis sur un rebond de 2% en 2021. Si la crise devait par contre se prolonger, la croissance pourrait chuter de 3% en 2020, ont-ils averti dans un communiqué séparé.

Dans ce scénario négatif, le taux de chômage augmenterait et pèserait sur les dépenses des ménages. Une vague de faillites d'entreprises entraînerait quant à elle des défauts de paiements auprès des banques. Ces dernières réduiraient le volume des prêts hypothécaires, ce qui pénaliserait le secteur de la construction. Dans ce cas de figure, un rebond économique n'interviendrait pas avant 2022. (ats/nxp)

Créé: 23.03.2020, 11h55

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