Dimanche 7 juin 2020 | Dernière mise à jour 11:17

Allemagne Lufthansa proche d’un accord, selon Merkel

La compagnie aérienne allemande est durement touchée par le coronavirus.

La compagnie aérienne allemande est durement touchée par le coronavirus.

La compagnie aérienne allemande est durement touchée par le coronavirus. Image: archive/photo d'illustration/AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le gouvernement allemand et Lufthansa sont très proches d'un accord visant à sauver le premier groupe européen de transport aérien, a annoncé mercredi soir la chancelière Angela Merkel. L'entreprise est durement touchée par l'impact du nouveau coronavirus.

«Le gouvernement mène de manière intense des discussions avec l'entreprise et la Commission européenne, une décision est attendue sous peu mais je ne peux pas donner de détails sur les discussions en cours», a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin. Ce plan pourrait aboutir à une nationalisation partielle de la compagnie.

Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel et la chaîne d'information allemande en continu n-tv, les partis de la coalition gouvernementale de la chancelière se sont désormais mis d'accord sur le contenu du plan de sauvetage proposé à la compagnie, qui doit à présent encore l'approuver.

Minorité de blocage

Il est prévu que l'Etat allemand nationalise partiellement le premier groupe européen de transport aérien, actuellement cloué au sol par la pandémie, en prenant une minorité de blocage de 25% du capital plus une action, et en apportant de l'argent frais en plus, dans le cadre d'une aide globale s'élevant à quelque 9 milliards d'euros, selon ces médias. L'Etat disposerait de deux sièges au conseil de surveillance pour avoir son mot à dire.

Ce plan de sauvetage était l'objet depuis plusieurs semaines d'âpres négociations y compris au sein du gouvernement, entre les sociaux-démocrates qui tiennent le ministère des Finances et les conservateurs de la chancelière.

Les premiers plaidaient pour que l'Etat prenne une part importante au capital afin d'avoir un droit de regard sur la conduite de la compagnie, en échange du soutien des deniers publics. Les conservateurs étaient réticents à l'idée d'une influence étatique trop visible.

Finalement, le ministre des Finances Olaf Scholz paraît avoir imposé son point de vue. Reste à savoir ce qu'en dira la compagnie elle-même, également présente via des filiales en Suisse, Autriche et Belgique et qui a déjà confirmé les grandes lignes de ce programme de soutien en discussion.

Créé: 20.05.2020, 19h58

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.