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Crise de la dette Merkel veut attendre le référendum de Tsipras

La chancelière allemande, inflexible sur les efforts demandés à Athènes, propose que les négociations entre la Grèce et ses créanciers reprennent après le référendum prévu dimanche.

Un échange animé entre  Alexis Tsipras et Angela Merkel, lors d'une réunion de l'Eurogroupe le 25 juoin dernier

Un échange animé entre Alexis Tsipras et Angela Merkel, lors d'une réunion de l'Eurogroupe le 25 juoin dernier Image: Keystone

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La chancelière allemande Angela Merkel, inflexible sur les efforts demandés à Athènes, a proposé lundi 29 juin que les négociations entre la Grèce et ses créanciers reprennent après le référendum prévu dimanche qu'elle a lié au maintien du pays dans l'euro.

Retrouvez sur Le Matin notre couverture en direct des événements du 29 juin 2015

«Si après le référendum le gouvernement grec demandait à reprendre les négociations, naturellement nous ne nous y opposerions pas», a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin. Le référendum «est évidemment lié au maintien dans l'euro», a-t-elle dit, tout en prenant soin de ne pas donner de consigne de vote «aux citoyens grecs responsables».

Au gouvernement grec de jouer

Mais son ministre de l'Economie Sigmar Gabriel, lors du même point presse, a exprimé plus directement la position de Berlin, martelant que la question posée lors du référendum était «oui ou non au maintien dans la zone euro». Le gouvernement grec «doit le dire clairement à ses citoyens», a-t-il plaidé, se plaçant sur la même ligne que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ou le président français François Hollande.

La chancelière a réaffirmé lundi les principes et règles qui régissent l'Europe selon elle, à savoir un équilibre entre «solidarité» entre Européens et «efforts» des pays qui en bénéficient, soit le principe qui guide son action depuis le début de la crise.

La base de futures négociations

Mme Merkel et M. Gabriel, qui se sont entretenus pendant plus d'une heure à la chancellerie avec les chefs des partis et des groupes parlementaires allemands, ont souligné que les propositions mises sur la table en fin de semaine dernière par les institutions (FMI, BCE, Commission européenne) avec lesquelles Athènes négociait un nouveau renflouement restaient la base de futures négociations éventuelles.

La dirigeante allemande s'est aussi efforcée de rassurer sur les risques économiques d'une sortie de la Grèce de l'euro pour le reste de l'Union européenne. L'Europe est «plus robuste» qu'il y a encore quelques années, et «peut mieux gérer ce genre de situations», a déclaré la chancelière, qui a réaffirmé son engagement pour la construction européenne.

Débat mercredi matin au Bundestag

«Si l'euro échoue, l'Europe échoue», a-t-elle déclaré dans la matinée devant des représentants de son parti conservateur à Berlin, dans sa première prise de parole publique après l'échec samedi d'énièmes négociations entre la Grèce et ses créanciers.

La phrase était un classique de ses discours au plus fort de la crise de la dette en 2011 et 2012 mais avait disparu de sa rhétorique ces derniers mois.

Mme Merkel s'est activée ces dernières semaines à la recherche d'une solution en cherchant le dialogue avec son homologue grec Alexis Tsipras, souvent en tandem avec M. Hollande.

Un débat sur la Grèce est prévu mercredi matin au Bundestag, chambre basse du parlement allemand, au cours duquel Mme Merkel, M. Gabriel et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble s'adresseront aux députés.

( /afp/nxp)

Créé: 29.06.2015, 18h19

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