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Insolite Des patrons pètent un plomb et le montrent en vidéo

Dans une vidéo mise en ligne voici quelques jours, John McAfee, fondateur de l'antivirus éponyme, se lâche totalement. Kim Dotcom, Richard Branson et d'autres patrons encore se sont aussi lâchés.

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Ils sont une poignée de grands patrons à sortir des conventions en termes de communication: style décalé, délires parfois à la limite du bon goût ou autodérision assumée. Certains capitaines de multinationales cassent les codes. La preuve en vidéo.

Bimbos, armes à feu et cocaïne avec John McAfee

Le plus borderline de tous est sans doute John McAfee. Le fondateur du logiciel antivirus éponyme a été accusé de trafic de drogue et de meurtre. En fuite depuis plusieurs mois, il vient de créer le buzz en postant une vidéo (à visionner ci-dessus) qui explique comment désinstaller son programme.

Mais plutôt que de se contenter d'un didacticiel de base, le voilà entouré de bimbos, jouant avec des armes à feu et snifant de la cocaïne. L'enfant terrible de la Silicon Valley avoue dans sa vidéo être un millionnaire excentrique et marque sa différence avec les sages destins d'autres anciens patrons de l'informatique comme Bill Gates.

Kim Dotcom attaque Obama et Hollywood

Dans le registre sex, drugs & rock'n roll, un autre personnage excentrique de l'informatique défraie régulièrement la chronique: Kim Dotcom (né Kim Schmitz), fondateur de plusieurs plateformes de téléchargement pirate, dont Megaupload, poursuivi par plusieurs gouvernements, s'amuse à narguer les autorités.

Clips provocateurs, notamment en attaquant Hollywood et le président Obama, déclarations incendiaires, démêlés avec la justice, assaut de sa villa par la police: l'entrepreneur allemand a déjà fui en Thaïlande et en Nouvelle-Zélande. Et il collabore musicalement avec les stars du hip-hop et de la soul.

Richard Branson en hôtesse de l'air

Moins sulfureux mais provocateurs réguliers, deux patrons de compagnies aériennes se distinguent aussi: Richard Branson, patron de Virgin, et Michael O'Leary, CEO de Ryanair.

Le premier, touche-à-tout insatiable et turbulent, avait parié avec son ami Tony Fernandes, patron d'Air Asia, que son écurie de Formule 1 devancerait celle de son homologue malaisien. Pari perdu: Richard Branson a dû jouer l'hôtesse de l'air sur la compagnie de son rival pendant une journée. Rouge à lèvres et mascara: le patron de Virgin a joué le jeu à fond.

Michael O'Leary en cousin de Mister Bean

Face au Britannique se dresse l'Irlandais Michael O'Leary. Celui qui a mené Ryanair du statut de compagnie régionale au bord de la faillite à celui de troisième compagnie aérienne d'Europe (derrière Air France-KLM et Lufthansa) est connu pour ses déclarations chocs et ses pitreries.

Volontiers provocateur dans ses propositions pour ses avions (toilettes payantes, passagers debout, suppression des copilotes, taxation des passagers obèses), il multiplie également les pitreries, prenant des airs de Mister Bean. Parmi ses nombreuses présentations spectacles, il avait notamment fait le show lors de l'arrivée de sa compagnie en Pologne, refusant les vêtements chauds au motif que «les Irlandais sont ivres et supportent le froid ainsi».

Les messages subliminaux de Maurice Levy

Enfin, l'habit ne fait pas le moine: sérieux et presque sévère au quotidien, Maurice Levy, patron de Publicis, s'amuse chaque année avec une vidéo de vœux à ses équipes à travers le monde.

Lors du dernier millésime, il a délivré un message vidéo certes teinté de quelques allusions sur la longueur habituelle de son message, mais sérieux dans son ensemble. C'est dans la forme que la vidéo sort des rails: lorsque le spectateur clique sur pause, le patron glisse un «Take your time» («Prenez votre temps»), avant de se livrer à des tâches ménagères (nettoyage des bibelots, enregistrement de son annonce de répondeur, etc.).

Un clic sur play se traduit par un «Ok, let's start again» («Ok, reprenons»). Et si l'internaute s'avise de revenir en arrière, il a droit à un soupir de dépit de Maurice Levy qui lâche un «Again for those who haven't listen carefully» («A nouveau pour ceux qui n'ont pas écouté attentivement»). Enfin, si le spectateur avance en zappant certains passages, il voit le PDG glisser un «Ok, I skip this... and this» («Ok, j'élimine ceci... et ceci»).

Créé: 24.06.2013, 10h30

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