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Suisse Restructuration: nouvelles propositions de Nestlé

Nestlé modifie à nouveau son plan social concernant les 450 suppressions de poste dans le canton de Vaud, mais l'issue des négociations reste incertaine.

La bataille entre Nestlé Suisse romande et ses employés vaudois connaît encore des rebondissements.

La bataille entre Nestlé Suisse romande et ses employés vaudois connaît encore des rebondissements. Image: Laurent Gillieron/Keystone

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Dans le combat des employés vaudois de Nestlé, une bataille vient d'être gagnée, mais pas la guerre. Dans son bras-de-fer avec la direction de la multinationale, le personnel du secteur informatique de Nestlé en Suisse romande avance, a estimé un de ses représentants présents lors d'une rencontre vendredi matin à Vevey avec des dirigeants du groupe.

Cette matinée, Nestlé a présenté de nouvelles propositions pour son plan social concernant les 450 suppressions de poste dans le canton de Vaud, mais l'issue des négociations reste incertaine.

La route sera encore longue

«Les discussions ont été menées dans un esprit convenable, mais sur la forme, certains éléments sont inadmissibles», a déclaré à AWP un des 14 représentants du personnel - mandatés par la base - présents lors de cette réunion qui a duré environ deux heures. La direction de Nestlé a présenté sa proposition finale de plan social, à prendre ou à laisser.

Elle fait l'objet d'une analyse détaillée des représentants des employés, qui la soumettront au vote de l'ensemble du personnel touché, lors d'une assemblée lundi prochain. Un vote à bulletins secrets aura lieu dans la foulée, dont le résultat devrait être connu vendredi prochain dans l'après-midi, a précisé le représentant contacté.

Un des enjeux principaux porte sur la façon dont les propositions de la multinationale seront présentées aux employés lundi. «Suivant les clés de lecture que nous donnerons, le vote peut basculer dans un sens ou dans l'autre», a ajouté cette source. Le diable se cache dans les détails. Les profils des 450 personnes amenées à perdre leur emploi sont très variés, tant sur le plan de l'âge que des nationalités.

Grosse pression de Nestlé

«Nestlé nous met une énorme pression. Mais d'un autre côté, nous sentons de la part du groupe la volonté d'en finir avec cette histoire», a précisé le représentant. Par rapport à l'offre précédente, le groupe a fait un geste supplémentaire, a-t-il reconnu, par exemple dans l'aide à la recherche d'un nouvel emploi.

Une des pierres d'achoppement concerne la prise en compte de l'ancienneté. Nestlé met l'accent sur la «seniorité» et la fidélité à l'entreprise. Les représentants saluent ce point, tout en souhaitant une répartition plus équilibrée des compensations et des efforts sur l'ensemble du personnel touché, notamment les cas difficiles.

Délocalisation

Nestlé souhaitait initialement supprimer 500 postes de son centre informatique disséminé entre Lausanne, Bussigny et Vevey, parallèlement au développement de son «hub» informatique créé en 2016 à Barcelone. A fin août, le géant de l'agro-alimentaire a accepté de réduire le nombre de suppressions à 450 et de maintenir donc 150 des 600 postes vaudois actuels.

Les employés touchés en Suisse ont la possibilité de postuler aux quelque 200 postes en cours de création à Barcelone et Milan. Nestlé a aussi promis des mesures d'accompagnement en Suisse en vue de replacements dans d'autres positions au sein du groupe.

Le représentant du personnel contacté estime que la situation reste très douloureuse, même dans un secteur - l'informatique - souvent en manque de spécialistes. «Chez nous, les personnes de plus de 50 ans en particulier étaient occupées à certains types de travaux qui ne sont plus forcément en phase avec les profils recherchés», a-t-il dit.

Tribunal arbitral évoqué

Le résultat de la consultation, vendredi prochain, marquera soit «le début de la guerre» - en cas de refus par le personnel - soit la fin de l'histoire, résume encore le représentant. Pour l'instant, les syndicats ne sont pas impliqués, mais l'option est gardée en réserve par le personnel. Si le plan de la direction est rejeté, l'affaire pourrait être tranchée par un Tribunal arbitral.

Avant même la réunion de ce vendredi, Les représentants du personnel avaient rédigé un propre plan social qu'ils estimaient «juste et équitable» et diffusé une lettre affirmant vouloir trouver une solution «gagnante-gagnante» pour le groupe et ses employés. (ats/nxp)

Créé: 21.09.2018, 16h15

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