Vendredi 3 avril 2020 | Dernière mise à jour 06:12

Presse Résultats mitigés pour Tamedia sur six mois

Le groupe de médias continue de souffrir sur le marché de la publicité imprimée, le numérique ne pouvant pas compenser le recul.

Tamedia a perdu quelque 18 millions de francs sur le marché de la publicité imprimée.

Tamedia a perdu quelque 18 millions de francs sur le marché de la publicité imprimée. Image: Keystone

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Le groupe de médias Tamedia a réussi à croître au premier semestre grâce à ses acquisitions. En revanche, le recul du marché de la publicité imprimée, les fusions d'entreprises et les investissements ont pesé. Facebook et Google sont considérés comme des concurrents sérieux pour les marques du groupe.

Sur les six premiers mois de l'année, l'éditeur zurichois a réalisé un chiffre d'affaires de 524,1 millions de francs, en hausse de près de 10%, «principalement due à la prise en compte initiale de Goldbach Group et de Zattoo Group», selon un communiqué paru mardi. La croissance organique n'atteint que 4%.

Le résultat avant intérêts, impôts et amortissements (Ebitda) a progressé de 7,2% à 91,5 millions de francs, grâce en particulier à l'introduction de la norme IFRS 16. Le résultat avant intérêts et impôts (Ebit) a par contre été sabré de 22,3% à 41,0 millions, «compte tenu des amortissements résultant des fusions d'entreprises, qui ont progressé de 50,7%, ainsi que des rachats de Goldbach Group, Zattoo Group, Neo Advertising et Basler Zeitung».

Le résultat net a lui augmenté de 34,3% pour atteindre 53,6 millions, «suite à un bénéfice d'aliénation». Le chiffre d'affaires fait mieux qu'attendu par la Banque cantonale de Zurich (496,5 millions), mais l'Ebit est décevant (46,4 millions).

Chute des revenus de la publicité

«Par rapport à l'exercice précédent, nous avons perdu quelque 18 millions de francs sur le marché de la publicité imprimée qui n'ont pas pu être compensés par le numérique. Même nos places de marché numériques performantes ressentent la concurrence des opérateurs internationaux», a expliqué Christoph Tonini, président de la direction générale de Tamedia, cité dans le document.

Lors d'une conférence téléphonique, M. Tonini a cité les géants de l'internet Facebook et Google comme potentiels challengers à prendre au sérieux pour les portails tels Homegate, Jobs, Tutti et Riccardo.

Le groupe dit avoir «fortement investi dans le développement du personnel et de l'informatique de nos plateformes numériques. Avec les investissements dans le secteur des médias payants, ces effets pèsent globalement sur le résultat d'exploitation, mais je suis convaincu que ces investissements seront payants à long terme».

La marge Ebit du groupe a reculé à presque 8%, contre 11% un an plus tôt. «Cela ne correspond pas à nos attentes», a assuré le patron.

Les médias payants rapportent moins

Par segments, le produit d'exploitation des médias payants du propriétaire de Bilan et de la Tribune de Genève a baissé de quasiment 5% pour s'établir à 276,1 millions de francs, à cause du recul des «produits de la publicité».

L'achat de la société de commercialisation publicitaire Goldbach a permis au secteur «Médias pendulaires et Commercialisation», qui comprend notamment le quotidien gratuit 20 Minutes, d'afficher un produit d'exploitation en hausse de 51,4% à 141,8 millions de francs.

La division «Places de marché et participations», qui inclut l'ensemble des offres numériques non journalistiques, a réalisé un chiffre d'affaires de 137,0 millions ( 9,7%), grâce à la croissance organique et au rachat de Zattoo Group.

L'Ebitda de cette unité s'est tout de même rétracté de près de 21% à cause des charges liées à ce rachat, du lancement de la plateforme automobile carforyou.ch ainsi que les dépenses de personnel.

Potentiels acheteurs pour Annabelle

Les flux de trésorerie des activités d'exploitation du groupe ont fondu sur un an de plus de 34%, à 64,9 millions. Les effectifs ont grossi de 13% à 3642 personnes.

A propos du magazine Annabelle, dont le groupe a annoncé vouloir se défaire en juillet, le CEO a assuré que des acheteurs étaient intéressés. «J'ai confiance que nous trouverons un acheteur à la hauteur». Le titre est trop dépendant selon le groupe des recettes publicitaires.

La Banque cantonale de Zurich note que pour la première fois, les activités numériques subissent des vents contraires. Tamedia ne profite plus des revenus de search.ch/local.com suite à la vente de sa part dans la coentreprise à Swisscom. Dans le même temps, il a bénéficié d'un faible taux d'imposition.

A la Bourse suisse, les investisseurs ont sanctionné le titre. Vers 13h30, l'action chutait de 7% à 98,60 francs à contre-courant d'un SPI en hausse de 0,3%. (ats/nxp)

Créé: 27.08.2019, 07h04

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