Jeudi 20 février 2020 | Dernière mise à jour 02:29

Davos Soros investit 1 milliard contre les «dictateurs»

Le milliardaire veut créer un réseau d'universités pour faire face aux «dictateurs» et au réchauffement climatique.

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le milliardaire américain George Soros a annoncé jeudi qu'il allait investir un milliard de dollars (970 millions de francs) dans un projet de réseau d'universités. Ce dernier aura pour but de mobiliser contre les «dictateurs actuels et en devenir», et contre le réchauffement climatique.

«La survie des sociétés ouvertes est menacée et nous faisons face à une crise encore plus grande: le changement climatique», a-t-il dit lors du dîner qu'il donne chaque année en marge du Forum économique mondial de Davos. Il a qualifié ce projet (Open Society University Network) de «plus important de (sa) vie», expliquant que toutes les universités du monde pourraient y participer. Ce réseau doit permettre d'atteindre «des endroits en manque d'éducation de qualité et des populations négligées», a dit George Soros.

Le financier devenu philanthrope a déploré que la Chine, les États-Unis et la Russie soient aux mains de «dictateurs actuels ou en devenir» tandis que «les rangs des dirigeants autoritaires grossissent.» Pour lui, «le plus grand et plus effrayant retour en arrière» concerne l'Inde, où George Soros a accusé le Premier ministre Narendra Modi de «créer un État nationaliste hindou».

Trump et Xi Jinping critiqués

Il a reproché au président américain Donald Trump d'être un «escroc et le narcissique ultime», qui a «fait surchauffer» l'économie américaine. «Une économie surchauffée ne peut être gardée longtemps en ébullition», a-t-il averti.

Comme l'an dernier, George Soros s'en est aussi pris au président chinois Xi Jinping qui selon lui veut créer «un nouveau type de système autoritaire et un nouvel être humain qui serait prêt à sacrifier son autonomie pour éviter les ennuis». Il a accusé le président chinois d'«exploiter les faiblesses» de son homologue américain.

Né en Hongrie dans une famille juive ayant fui les persécutions nazies, ce financier, célèbre pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, est devenu une cible des nationalistes et des théoriciens du complot, en Europe et aux États-Unis. (ats/nxp)

Créé: 24.01.2020, 03h22

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.