Lundi 27 janvier 2020 | Dernière mise à jour 22:17

Crise de l'euro La Suisse fait les affaires de la France et l’Allemagne

Un des principaux quotidiens économiques français le reconnait ouvertement. Avec sa politique de plafonnement du franc, la Suisse fait aussi le beurre de Paris et Berlin.

La politique de la BNS et son président n'est pas seulement au baume pour les exportateurs suisses.

La politique de la BNS et son président n'est pas seulement au baume pour les exportateurs suisses.

Septembre 2011

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«La Suisse détient les cinquièmes réserves en devise du monde», rappelle La Tribune. Son constat est connu: face à la crise de l’euro, la Banque nationale suisse (BNS) a fixé une limite à l’appréciation du franc. Un taux plancher à 1,20 franc par euro.

Pour bétonner cette limite, la BNS vend des francs et accumulent des devises. En juillet, ses réserves ont encore augmenté de 11%. Résultat: des réserves pour un montant de 406,45 milliards de francs.

La Tribune a fait le calcul. Le BNS détient désormais quasiment la moitié des réserves des dix-sept banques centrales de la zone euro. Sur son magot, elle s’affiche juste derrière la Chine, le Japon, l’Arabie Saoudite et la Russie.

Pas fini

«Voilà donc la petite suisse adepte de la démocratie directe propulsée au rang de monarchie pétrolière ou de géant émergent», plaisante le quotidien économique français.

Et si ses réserves ont augmenté moins vite le mois dernier, «il y a fort à parier que la BNS ne devra pas baisser la garde tant que durera la crise européenne», constate la Tribune.

Risque d’inflation et de perte pour la BNS: cette politique ne met pas tout le monde d’accord en Suisse, reconnait le quotidien.

Bien sûr, les exportateurs suisses sont gagnants. Mais cette politique est aussi «une aubaine pour la France et l’Allemagne», assure La Tribune.

Triple A

Les États allemand et français se frottent les mains. Pour mener sa politique, la BNS achète une part de 60% d’obligations d’État de la zone euro. A 86%, les titres en question sont notés triple A.

Fitch et Mody’s mettent toujours la France dans ce paquet des débiteur les plus sûrs. La BNS, elle, fait une moyenne des notations octroyées par les trois principales agences. La France est donc au top, tout comme l’Allemagne.

Conclusion de La Tribune: «La pression sur le franc suisse fait les affaires de Paris et Berlin qui voient ainsi la demande de leurs dettes augmenter et leurs taux reculer».

Créé: 08.08.2012, 10h49

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