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Technologie Tests sanguins: enquêtes sur la start-up Theranos

Censée révolutionner les tests sanguins, l'entreprise fait polémique.

Elizabeth Holmes, la CEO de Theranos, le 21 octobre 2016 à Laguna Beach (Etats-Unis).

Elizabeth Holmes, la CEO de Theranos, le 21 octobre 2016 à Laguna Beach (Etats-Unis). Image: AFP

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La pression continue de monter sur la startup américaine de tests sanguins Theranos, dont les pratiques sont mises en doute depuis plusieurs mois et qui est également la cible d'enquêtes civiles et criminelles.

Dans un mémo envoyé lundi à ses partenaires, l'entreprise détaille être visée par des enquêtes menées par le gendarme boursier américain (SEC) ainsi que par les services du procureur général du district nord de la Californie.

Ces enquêtes, «qui ont commencé après la publication de certains articles de presse, se concentrent sur des demandes de documents et sont toujours en cours», leur écrit Theranos.

La startup assure en revanche que deux autres enquêtes, lancées par les départements de la Santé des Etats de Pennsylvanie et d'Arizona, ont été closes.

Tromperie

«L'entreprise continue de travailler étroitement avec les régulateurs et coopère pleinement avec toutes ces enquêtes», a indiqué une porte-parole de Theranos à l'AFP.

Elle réagissait à des informations du Wall Street Journal sur des enquêtes civiles et criminelles visant à déterminer si l'entreprise avait trompé les investisseurs sur ses technologies.

La patronne-fondatrice de Theranos, Elizabeth Holmes, était il y a encore quelques mois considérée comme une star montante de la Silicon Valley.

Sa startup promettait en effet de révolutionner les diagnostics sanguins, et d'en réduire énormément les coûts grâce à des technologies promettant de réaliser des tests multiples à partir d'une seule goutte de sang.

9 milliards de dollars

Les investisseurs, séduits, ont évalué Theranos lors du dernier tour de table en 2014 à 9 milliards de dollars.

Le Wall Street Journal avait toutefois commencé l'an dernier à publier une série d'articles à charge contre cette trop belle histoire, affirmant notamment que la fiabilité des technologies de Theranos n'était pas avérée et que la majorité des tests étaient réalisés en fait avec des méthodes traditionnelles.

Une branche du département de la Santé américain (CMS) avait à son tour dénoncé fin janvier des «pratiques déficientes» qui «présentent des dangers immédiats pour la santé et la sécurité des patients» dans l'un des deux laboratoires de Theranos, à Newark en Californie.

Interdiction d'exercer

Et la startup semble avoir du mal à remédier aux problèmes de manière satisfaisante pour le CMS: ce dernier prévenait que faute de résolution rapide, il pourrait interdire Elizabeth Holmes d'exercer dans le secteur des tests sanguins pendant deux ans, dans une lettre adressée à l'entreprise mi-mars, et dévoilée la semaine dernière par le Wall Street Journal.

Une porte-parole de Theranos avait confirmé la réception de la lettre, mais assuré que l'entreprise y avait répondu dans les délais prescrits et n'avoir jusqu'alors reçu notification d'aucune sanction.

Le CMS n'avait pour sa part pas voulu faire de commentaire sur l'avancée de la procédure. (afp/nxp)

Créé: 19.04.2016, 03h11

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