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Vaud 10 ans de prison pour 103 coups de couteau

En mai 2015, une Serbe de 47 ans avait mortellement poignardé son compagnon, un Genevois de 55 ans, dans leur appartement de Nyon. Le tribunal criminel de la Côte a rendu son verdict à l’instant.

La meurtrière à son arrivée au tribunal criminel de La Côte.

La meurtrière à son arrivée au tribunal criminel de La Côte. Image: Benjamin Pillard

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Les voisins de la rue du Ronzier 5 (immeuble moderne d’un quartier sorti de terre il y a cinq ans à 200 m de la gare de Nyon) qui avaient entraperçu l’intérieur de l’appartement de Harry* et Ludmila* après le drame faisaient état d’un véritable carnage: une mare de sang et des éclaboussures jusque sur les murs.

Le quartier du drame

Serbe de 47 ans à l’aide sociale, la meurtrière avait appelé la police pour signaler la présence d’«un cadavre qui s'est fait massacrer» dans son logement, avant de rapidement passer aux aveux. C’était un mardi maussade de mai 2015, en début de soirée.

Cette semaine, lors de son procès devant le tribunal criminel de la Côte, on apprenait que l’accusée -alcoolique de longue date, aux traits borderline et narcissique- avait infligé pas moins de 103 coups de couteau à viande (lame de 19 cm) à Harry, son compagnon genevois bipolaire de 55 ans.

Le couple, discret et sans emploi, s’était rencontré dix ans plus tôt lors de leurs séjours respectifs en hôpital psychiatrique. «Je suis une dérangée mentale!», aurait hurlé Ludmila la nuit du drame depuis sa terrasse du rez-de-chaussée, nous avaient confié des habitants de l’immeuble.

Les cinq juges ont rendu leur verdict à l’instant: 10 ans de prison ferme pour meurtre, soit la moitié de la peine requise mardi par la procureure Marjorie Moret, qui avait renvoyé la Serbe (aujourd'hui âgée de 50 ans) pour assassinat. «La relation toxique entre l'accusée et la victime était souvent conflictuelle; ils semblaient avoir besoin l’un de l'autre pour vivre», a déclaré le président du tribunal, Daniel Stoll.

Le déroulement exact des faits dans l'appartement et les motivations profondes de Ludmila -qui souffre d'amnésie circonstancielle, et aurait admis avoir «raconté n’importe quoi lors de la reconstitution» du crime- n’ont cependant pas pu être clairement établies.

* Prénoms d’emprunt

Créé: 15.06.2018, 16h15

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