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Italie Disparu depuis 20 ans, il vivait dans une forêt

Carlos, un psychiatre espagnol, a disparu un beau jour sans laisser de trace. Découvert par hasard dans un bois toscan où il vivait en ermite, il a fui de nouveau.

Carlos (ici des papiers d’identité datant d’une époque où il était encore étudiant) a déserté la misérable cahute dans laquelle il vivait au milieu des bois.

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Tout quitter, tout lâcher. Un choix difficile souvent dicté par la lassitude, la fatigue, l’envie de tourner la page et de recommencer de zéro d’une façon ou d’une autre. Ce choix, Carlos Sanchez Ortiz De Salazar, un médecin psychiatre originaire de Séville (E), l’a fait à l’âge de 26 ans, lorsqu’il a décidé de disparaître. C’était il y a vingt ans. Au départ, ses parents ont cru à une fugue. Leur fils sortait d’une grave dépression et il s’était replié sur lui-même. Puis, au fil des mois, sans signe de vie, ils ont commencé à imaginer le pire. En avril 2010, le Tribunal administratif de Séville l’a même déclaré mort et a établi un certificat de décès. Une histoire terrible pour les parents qui n’ont jamais compris ce qu’il s’était passé, ce qui s’était cassé dans la tête de Carlos.

Vingt ans plus tard, comme dans les films, cette affaire de disparition rebondit, mais dans un autre pays, en Italie. Plus précisément dans la Maremme, une petite région au passé historique chargé coincée entre le Latium et la Toscane. Ici, les bois sont touffus, les promeneurs ont du mal à franchir les buissons de ronces. Mais, il y a trois jours, un couple qui cherchait des champignons a aperçu une cahute en bien piteux état et un homme barbu à l’air bourru qui les regardait avec méfiance. Et puis l’impensable s’est passé. «Je m’appelle Carlo, je vis ici en ermite depuis vingt ans. A présent que vous m’avez vu, je vais devoir m’enfuir de nouveau», a lancé l’individu à ses «visiteurs» interloqués en leur faisant voir son passeport espagnol.

A l’ère d’Internet, les deux promeneurs ont décidé de consulter la Toile et de lancer un SOS. Et il ne leur a fallu attendre que quelques heures pour obtenir une réponse: deux associations espagnoles, Penelope et Sosdesaparecidos, ont pris contact avec les deux Italiens: «leur» ermite est bel et bien Carlos.

La suite n’appartient malheureusement pas au chapitre des histoires qui finissent bien. Les parents du disparu ont sauté dans le premier avion et se sont immédiatement précipités dans la Maremme. En vain. Leur fils avait de nouveau disparu. Il faudrait maintenant des mois, voire des années, pour trouver un indice dans la forêt, très dense dans la région. A moins d’un coup de chance inouï. A moins que Carlos ne décide de mettre un point final à sa fuite. S’accrochant à l’espoir de le revoir un jour, les parents se consolent en se disant que l’important est que leur fils est en vie. (Le Matin)

Créé: 09.11.2015, 08h21


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