Mercredi 23 octobre 2019 | Dernière mise à jour 00:01

Tradition En Italie, 7000 chats sont mangés chaque année

«Encore un peu de chat?». De l’autre coté des Alpes, les Italiens dévorent chaque année quelque sept mille matous.

Le chat fait partie de la cuisine traditionnelle vénitienne, lombarde et piémontaise

Le chat fait partie de la cuisine traditionnelle vénitienne, lombarde et piémontaise Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Servi sur un lit de polenta, rôti ou mijoté, le chat fait partie de la tradition culinaire vénitienne, lombarde ou piémontaise comme le cœur de veau à la bergamasque. Contrairement à la législation suisse, la loi italienne punit sévèrement les consommateurs de chats. Selon l’article 544 du Code pénal, assassiner un chat, torturer ou maltraiter un animal domestique a valeur d’acte criminel. Les transgresseurs sont du coup passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 14?000?francs suisses et d’une peine de prison de 3 à 18?mois.

Le nombre de 7000 a été révélé la semaine dernière par l’association Aidaa qui tire la sonnette d’alarme depuis huit ans. «Chaque année, nous dressons des statistiques sur la base de dénonciations ou de signalisations. Il y a trois ans par exemple, nous avons su que 2500 chats avaient disparu à côté de Parme. Ils sont sûrement passés en grande partie à la casserole!» révèle Lorenzo Croce, président de Aidaa. Il se souvient encore de cette voisine qui aurait élevé 600 chats pour les servir à table en les faisant passer pour du lapin. «Nous avons rencontré plusieurs consommateurs de matous. Leurs réactions sont toujours étranges» confie Lorenzo Croce qui multiplie les dépôts de plaintes au prêt des tribunaux italiens.

Selon cette association animalière, les chats destinés à la consommation proviennent en grande partie d’élevages clandestins ou sont prélevés dans les rues à titre de chats errants. De quoi donner des frissons dans le dos des Italiens qui viennent de remercier leurs parlementaires d’avoir adopté un amendement visant à interdire l’élevage de chiens, chats et de primates destinés aux laboratoires.

Alors que faire? «Mobiliser l’opinion publique et réussir à faire condamner les consommateurs d’animaux domestiques. Car si la loi interdit la chose, dans la pratique tout est différent» confie Lorenzo Croce. Tout est tellement différent d’ailleurs que certaines personnes conseillent en direct la dégustation de matous. Ce fut le cas l’an dernier du gastronome Beppe Bigazzi. Durant une émission sur les menus régionaux en période de carnaval diffusée sur la première chaîne du service public Rai1, cet expert culinaire a choqué les invités réunis sur le plateau en leur donnant quelques recettes. Chassé comme un vulgaire chat errant de la télévision, l’homme a argué pour sa défense «qu’après tout, on mange bien du lapin!».

Créé: 07.02.2012, 15h51

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.