Jeudi 15 novembre 2018 | Dernière mise à jour 11:32

Porrentruy Excédé, il révèle le visage de son voleur

Un commerçant jurassien publie sur Facebook la photo de l’homme qui lui a fauché son vélo électrique. Une démarche commentée.

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Il n’a pas fallu longtemps au commerçant jurassien Patrick Wäspe pour publier la photo de son VTT Trek à 3’000 francs volé devant son magasin de sport, le 8 octobre dernier à Porrentruy.«Merci à la personne qui l'a volé de le ramener avant que la plainte soit déposée», a-t-il écrit. Le lendemain, ce sont trois photos extraites de la vidéosurveillance que le commerçant a postées.

«Voici le voleur du vélo de hier après-midi à 14h57. Si vous reconnaissez ou avez croisé cette personne merci de nous informer ou d'aviser la police», a écrit Patrick Wäspe en guise de commentaire. Une publication qui était partagée 762 fois huit jours après.

À deux mètres

«Sur les images de la vidéosurveillance, on voit le voleur enfourcher le vélo électrique huit minutes après un premier passage», témoigne Patrick Wäspe. L'employé qui travaillait à proximité n'a rien vu, tandis que le patron se trouvait au bureau. Précision de Patrick Wäspe: «Le vélo était à disposition de tout le personnel, pour un saut à la poste ou à la banque, raison pour laquelle il n’est pas cadenassé».

Sur Facebook, sous une photo où Patrick Wäspe prend la pose avec Roger Federer (ndlr. photo prise il y a deux ans aux Indoors de Bâle), la publication de photos du voleur a suscité deux types de réactions: «J’espère que c’est un coup marketing... Il y a la police pour retrouver quelqu’un, non? Ou alors chacun doit devenir un délateur?», écrit Denise. «Si les réseaux sociaux peuvent contribuer à arrêter les délinquants de toute sorte c’est juste magnifique!», estime Gérald.

Ni permis, ni interdit

En déposant sa plainte, Patrick Wäspe a demandé à la police s'il pouvait publier des extraits de la vidéosurveillance. «Les agents ne m’ont pas dit que c’était permis, ni que c’était interdit», a-t-il affirmé au «Quotidien Jurassien».

Si le voleur s’estime atteint dans son droit à l’image, à lui de porter plainte au plan civil, en révélant son identité... «Je n’attends que ça!», s’exclame le commerçant qui dispose d’une assurance ménage. (Le Matin)

Créé: 17.10.2018, 18h19

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