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Brigitte Violier «Nous avions tout. Il n'y a pas d'explication rationnelle»

La veuve du chef de l'Hôtel de ville de Crissier (VD) s'exprime pour la première fois, depuis la mort de son mari.

Benoît et Brigitte Violier, dans leur restaurant de l'Hôtel de ville de Crissier, en 2013.

Benoît et Brigitte Violier, dans leur restaurant de l'Hôtel de ville de Crissier, en 2013. Image: Yvain Genevay/Le Matin

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C'est une femme brisée par le chagrin mais d'un courage extrême qui s'exprime dans le dernier numéro de nos confrères de L'illustré.

Depuis le suicide de son mari, le 31 janvier dernier à Crissier (VD), Brigitte Violier fait face. Deux jours après le drame, elle ouvrait courageusement l'Hôtel de ville de Crissier, à la stupéfaction générale. «Parce que regarder de l'avant est la meilleure façon de résoudre les problèmes, même ceux relatifs au passé, dit-elle. C'était une devise forte de Benoît à laquelle toute l'équipe s'identifie.»

Quel est le sentiment qui prédomine, une semaine et demi après la mort de son mari? «Beaucoup de tristesse (...) Une chose est certaine, je ne lui en veux pas. Cette décision, ses raisons lui appartenaient.»

Pourquoi un tel geste?

Brigitte Violier s'explique-t-elle le geste funeste de son époux? «Je ne me l'explique pas! Tout était au rendez-vous: la satisfaction du chemin parcouru, de celui encore à parcourir. la réalisation de nouveaux projets. La reconnaissance. Une vie de famille et de couple heureuse. Il avait tout, nous avions tout. Il n'y a pas d'explication rationnelle.»

A ceux qui pensent que Benoît Violier a pu craquer sous la pression, Brigitte Violier répond catégoriquement: «Il n'était pas du genre à paniquer face aux défis les plus difficiles. De plus, il avait une équipe de grands professionnels qui le suivaient avec entrain (...).»

Résiste-t-elle à la tentation de culpabiliser, de se reprocher de ne pas avoir su voir venir l'acte désespéré de son mari? «J'essaie de résister, même si cela m'est difficile. On se pose tellement de questions... Et on se dit: «Si j'avais...» Le temps nous aidera certainement à trouver nos réponses.» Et les petites phrases qui laissaient supposer qu'il doutait de son succès? «Je n'appellerais pas cela du doute mais de la lucidité!»

«L'escroquerie? C'est faux à 100%!»

Que répond-t-elle aux affirmations de Bilan qui prétend que Benoît Violier a été victime d'une vaste escroquerie autour de vins rares? «C'est faux à 100%: 100% faux en substance et 100% faux dans les détails.»

S'agissant du futur du restaurant de l'Hôtel de ville de Crissier, Brigitte Violier se veut confiante («Toutes les conditions sont réunies pour y arriver») et confirme que Franck Giovannini a repris la responsabilité de la brigade.

De son côté, la veuve de Benoît Violier assure la conduite de l'établissement. Pour que la mémoire de son mari perdure.

(Le Matin)

Créé: 10.02.2016, 08h27


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