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Procés Ségalat «Son cauchemar n'est pas terminé»

Les trois défenseurs de Laurent Ségalat cherchent à convaincre les juges de deuxième instance de l’innocence du beau-fils de la Vaudoise Catherine Ségalat, retrouvée morte en janvier 2010.

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«Certaines victoires ont un goût amer. L’acquittement de Laurent Ségalat en fait partie.» C’est ainsi que Me Marie-Pomme Moinat a introduit sa plaidoirie. Avocate de la première heure du généticien français de 48 ans accusé du meurtre de sa belle-mère, Catherine Ségalat, la Vaudoise a tenu à rappeler «le poids moral» que porterait son client depuis cette soirée funeste du 9 janvier 2010 pour ne pas avoir été à même de sauver celle qu’il considérait comme sa mère.

Me Moinat a également souligné que les 28 mois de détention préventive endurés par Laurent Ségalat l’ont empêché de se recueillir sur les tombes de ses deux parents; son père étant décédé dans les semaines qui ont suivi le drame. «Il n’a pas pu faire son deuil, il les pleure toujours», a plaidé la femme de loi. «Son cauchemar évoqué en première instance n'est pas fini. L’ironie du Ministère public le blesse.»

«Les innocents sont les plus difficiles à défendre!»

Me Stefan Disch, l'autre défenseur vaudois de Laurent Ségalat, a quant à lui épinglé le procureur général Eric Cottier pour avoir reproché aux juges de première instance, «comme à un mauvais élève, de n'avoir absolument pas compris le sujet de la dissertation.» Lors de sa plaidoirie, Me Disch a également tenté de déstabiliser l'accusation en assimilant sa démarche à celle de sa propre fille de 4 ans, qui aurait il y a peu mélangé les pièces de deux puzzles, et découpé ces dernières à l'aide d'un ciseau pour qu'elles puissent s'emboîter.

«Les innocents sont les plus difficiles à défendre!», a enfin plaidé le défenseur français Me Gilles-Jean Portejoie en faisant allusion au comportement de son client lors du procès de première instance au printemps dernier. «Ils sont tellement convaincus de leur innocence qu'ils ne font pas d'effort pour aider l'institution judiciaire.»

La Cour d'appel cantonale vaudois rendra son verdict demain à 16h.

Créé: 29.11.2012, 15h21

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