Mercredi 21 novembre 2018 | Dernière mise à jour 09:15

France Affaire Naomi: l'opératrice du Samu se dit «effondrée»

Selon une source syndicale du CHU de Strasbourg, l'opératrice qui s'est moquée de Naomi, morte le 29 décembre dernier après un appel désespéré, a pris conscience de la gravité des faits.

Naomi Musenga, 22 ans, a appelé à l'aide le Samu le 29 décembre dernier. L'opératrice ne la prise au sérieux et s'est moquée d'elle. Quelques heures plus tard, Naomi décédait.

Naomi Musenga, 22 ans, a appelé à l'aide le Samu le 29 décembre dernier. L'opératrice ne la prise au sérieux et s'est moquée d'elle. Quelques heures plus tard, Naomi décédait. Image: YouTube

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La mort de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans moquée le 29 décembre dernier par une opératrice téléphonique du Samu qui n'a pas pris au sérieux son appel à l'aide, provoque une onde de choc dans toute la France.

Un source syndicale du CHU de Strasbourg où travaille la fameuse opératrice a fait savoir, sur Francinfo, que l'employée est «effondrée» et qu'elle a «pris conscience de la gravité de ce qu'elle a fait».

Une autre source syndicale admet qu'il s'agit «d'une évidente faute professionnelle» de la part de l'opératrice, mais évoque toutefois une charge de travail conséquente, en particulier lors des Fêtes de fin d'année.

Les syndicats mentionnent également le fait que l'opératrice n'a pas été la première à traiter la demande de Naomi. Ce sont d'abord les pompiers du Bas-Rhin qui reçoivent l'appel, explique Francinfo.

Au moment de transmettre l'appel au Samu, les pompiers optent déjà pour un ton moqueur : «La dame que j'ai au bout du fil, elle me dit qu'elle va mourir. Si si, ça s'entend, elle va mourir». L'opératrice du Samu aurait été, en quelque sorte, «conditionnée», disent les syndicats.

Selon les informations de BFMTV, l'opératrice âgée d'une cinquantaine d'années avait une certaine expérience des urgences médicales puisque avant d'oeuvrer au Samu, il y a quatre ans, elle était ambulancière.

Bon nombre de ses collègues voient en elle une professionnelle très investie, très volontaire dans son travail et toujours prête à remplacer un collègue malade, sur ses jours de congé.

Ce qui était le cas le fameux 29 décembre dernier: l'opératrice enchaînait sa troisième journée de 12 heures de travail consécutive, afin de remplacer une personne malade.

Reste que, vu la gravité de la situation, l'opératrice a été suspendue. Le parquet de Strasbourg, de son côté, a ouvert une enquête préliminaire pour «non-assistance à personne en péril».

L'appel au Samu de Naomi (Le Matin)

Créé: 10.05.2018, 09h33

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