Mercredi 24 octobre 2018 | Dernière mise à jour 02:02

St-Gall A-t-il abusé de son voisin de 10 ans en marge de la Fête nationale?

Un jeune homme de 21 ans comparaît mardi devant la justice saint-galloise pour actes d'ordre sexuel avec un enfant. Il risque 2 ans de prison.

Image: Keystone

Privation de liberté liée à une mesure thérapeutique

L'article 59 du Code pénal prévoit des mesures thérapeutiques institutionnelles pour traiter les troubles mentaux permanents d'un condamné. La privation de liberté que cela entraîne n'excède pas 5 ans en général, sauf si les conditions d'une libération ne sont pas réunies, selon un rapport d'expertise psychiatrique, en raison d'un risque de récidive lié à ce trouble. La justice peut alors ordonner la prolongation de l'internement, par tranche de 5 ans.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le soir du 31 juillet 2017, un petit village saint-gallois a organisé une manifestation anticipée à l'occasion de la Fête nationale du 1er août. Un habitant de la localité, âgé de 21 ans, aurait profité de l'occastion pour abuser de son voisin, âgé de 10 ans au moment des faits. Le prévenu doit comparaître ce mardi devant le Tribunal d'arrondissement de Rorschach (SG). Il est accusé d'actes d'ordre sexuel avec un enfant, pornographie illégale et violation de la loi sur les stupéfiants.

Le soir des faits, le jeune homme aurait d'abord bu des bières chez lui avec des amis avant d'allumer des feux d'artifice et de se rendre à la fête. Selon l'acte d'accusation, il est tombé sur son voisin aux alentours de 23h30. Il l'aurait d'abord aidé à allumer quelques pétards avant de lui dire de le suivre. Une fois suffisamment à l'écart des festivités, le prévenu aurait demandé au garçon de baisser son pantalon.

Pédopornographie et zoophilie

Lors de son interrogatoire, l'enfant a expliqué s'être exécuté parce qu'il avait peur de contredire son voisin. Celui-ci aurait profité de la situation pour embrasser le mineur sur la bouche et la joue avant de l'agresser sexuellement. Ce n'est que quand le garçon a commencé à dire «non» que le prévenu se serait rendu compte qu'il venait de «faire de la m***». Quand les policiers ont saisi le téléphone portable du jeune homme, quelques semaines après les faits, ils ont retrouvé sur son dispositif des photos et des vidéos porno mettant en scène des enfants et des animaux.

Selon 20 Minuten, l'accusé a déjà été condamné une première fois en novembre 2015. Il avait alors écopé de 9 mois de prison. La peine avait néanmoins été commuée en thérapie ambulatoire. Le 1er septembre 2017, soit peu de temps après la révélation des nouvelles accusations, la justice a cependant demandé de stopper la thérapie ambulatoire afin qu'il commence à purger sa peine de prison. Même si l'on ignore pour quels faits il avait dû comparaître en 2015, il est donc fort probable que les délits commis il y a trois ans étaient similaires à ceux commis en été 2017.

Mesure thérapeutique institutionnelle

L'accusé risque désormais 24 mois de prison tout comme une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 70 francs et une amende à 300 francs. Le Ministère public a par ailleurs demandé que la peine soit liée à une mesure thérapeutique institutionnelle selon l'article 59 du Code pénal suisse. (Le Matin)

Créé: 09.10.2018, 14h01

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.