Jeudi 4 juin 2020 | Dernière mise à jour 21:31

Etats-Unis Arrestation d'un des hommes les plus recherchés d'Amérique

La police californienne a arrêté un homme de 72 ans suspecté d'être derrière une série de meurtres et de viols il y a 40 ans.

Le «Golden State Killer» est suspecté d'avoir commis 12 meurtres et 45 viols entre 1976 et 1986. (Mercredi 25 avril 2018)

Le «Golden State Killer» est suspecté d'avoir commis 12 meurtres et 45 viols entre 1976 et 1986. (Mercredi 25 avril 2018) Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C'était l'un des hommes les plus recherchés d'Amérique, qui a mystérieusement échappé aux autorités pendant quarante ans. Pendant les années 70 et 80, le «tueur du Golden State» a violé une cinquantaine de femmes et a assassiné douze personnes, en plus de 120 cambriolages.

La police de Sacramento en Californie a retrouvé la trace de ce tueur présumé du «Golden State» grâce à des sites de généalogie, a indiqué le bureau de la procureure Anne Marie Schubert.

Steve Grippi, chef adjoint du bureau de la procureure, a confirmé jeudi ces informations du quotidien «Sacramento Bee» qui expliquait le travail de fourmi des enquêteurs pour retrouver la trace du tueur présumé, identifié mercredi par les autorités comme Joseph James DeAngelo, 72 ans.

Les enquêteurs ont utilisé de l'ADN prélevé sur les lieux d'un de ses crimes. Pendant des mois, ils l'ont comparé aux profils génétiques disponibles sur les sites comme Ancestry ou Genealogy.

Les enquêteurs et l'équipe de la procureure ont exploré les arbres généalogiques de familles dont les ADN s'approchaient des échantillons prélevés. Finalement, jeudi dernier, l'enquête s'est focalisée sur Joseph DeAngelo, qui avait vécu dans la zone de beaucoup des agressions, dans une banlieue de Sacramento, et avait l'âge correspondant à celui du tueur présumé.

Tout est alors allé très vite: la police a lancé une opération de surveillance pour récupérer des échantillons d'ADN jetés par DeAngelo, sans préciser de quel type, puis les ont fait analyser. Les résultats sont arrivés lundi soir, et la police s'est ensuite dépêchée d'organiser son arrestation.

Il a été arrêté par des équipes policières qui attendaient qu'il sorte de chez lui, dans une banlieue de Sacramento. Surpris, il n'a pas opposé de résistance, a indiqué le shérif Scott Jones. DeAngelo est suspecté d'avoir commis 12 meurtres, environ cinquante viols parfois sadiques, en plus de 120 cambriolages en Californie entre 1976 et 1986, selon le FBI. Il risque désormais de finir ses jours en prison.

L'âge de ses victimes allait de 14 à 41 ans. La plupart de ses crimes avaient eu lieu aux alentours de Sacramento, mais certains s'étaient déroulés dans la baie de San Francisco, et tout au sud de la côte californienne, jusque dans le comté d'Orange.

«Tout le monde avait peur»

Il entrait par effraction la nuit chez ses victimes, parfois quand la maison était vide, se cachant et se préparant. Il agressait souvent des femmes seules lorsqu'elles dormaient ou des couples, les attachant, puis violant les femmes devant leur compagnon. Il avait aussi pour particularité de dérober des objets personnels, comme des boutons de manchette gravés d'initiales.

Ses deux premiers meurtres ont eu lieu en février 1978. Joseph James DeAngelo a été policier en Californie dans les années 70, renvoyé pour vol à l'étalage d'après le quotidien Sacramento Bee.

«Il est possible qu'il ait commis ces crimes lorsqu'il était employé en tant qu'agent de police», a déclaré le shérif Jones, ajoutant que les autorités tentaient de déterminer si c'est le cas ou non.

«Il est temps pour toutes les victimes de respirer et (...) de mettre fin à l'anxiété dont elles ont souffert ces quarante dernières années», a déclaré Bruce Harrington, la voix tremblante, lors de la conférence de presse. Son frère et sa belle-soeur ont été assassinés en 1980 chez eux, et DeAngelo est le principal suspect.

Les crimes du tueur du Golden State ont traumatisé nombre de Californiens: «Cela vraiment eu un impact sur notre famille. Mon père a acheté une arme, la chargeait le soir et la cachait sous son oreiller. Tout le quartier avait peur. Un jour mon petit frère qui était tout jeune jouait dans le lit, a trouvé l'arme sous l'oreiller et a tiré sur mon père», raconte Penny Ryan, voisine du suspect.

«Flot d'informations»

Le «Golden State Killer» était le sujet du livre de l'écrivaine américaine Michelle McNamara, «Et je disparaîtrai dans la nuit», publié cette année. C'est elle qui avait trouvé ce surnom, comme en portent d'autres tueurs en série de l'époque à l'instar du «Zodiac», sujet d'un film de David Fincher, ou du «harceleur nocturne» («Night Stalker»).

Le shérif Jones a minimisé le rôle du livre dans le rebondissement de l'enquête, tout en reconnaissant qu'il a braqué de nouveau les projecteurs sur ces crimes et entraîné un flot d'informations vers les autorités.

L'humoriste Patton Oswalt, époux de Michelle McNamara, décédée en 2016 avant la sortie du livre, a twitté qu'il aimerait rendre visite au meurtrier présumé: «pour lui poser les questions» auxquelles sa femme «voulait le voir répondre».

Beaucoup rendaient hommage à l'auteure, à l'instar du roi du thriller Stephen King ou de l'acteur Rob Lowe qui a twitté: «Félicitations Patton Oswalt, Michelle a réussi». Le livre va être adapté en docu-série par HBO. En 2015, Robert Durst, héritier d'un empire de l'immobilier, avait été arrêté au moment de la diffusion du dernier épisode d'une autre docu-série de HBO, «The Jinx». (afp/nxp)

Créé: 27.04.2018, 03h50

Paid Post

1,5 million de maisons doivent être rénovées
Vous souhaitez connaître l'efficacité énergétique de votre maison? Avez-vous besoin d’un soutien à la prise de décision avant d'acheter un bien immobilier?

Paid Post

1,5 million de maisons doivent être rénovées
Vous souhaitez connaître l'efficacité énergétique de votre maison? Avez-vous besoin d’un soutien à la prise de décision avant d'acheter un bien immobilier?

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.