Mardi 18 décembre 2018 | Dernière mise à jour 13:24

États-Unis «Entre deux fléaux, je choisis la chaise électrique»

Un condamné à mort américain craint trop les douleurs atroces d’une injection létale. Il préfère être électrocuté, à l’ancienne.

Auteur d’un double meurtre en 1983, Edmund Zagorski pourrait être exécuté jeudi. Électrocuté.

Auteur d’un double meurtre en 1983, Edmund Zagorski pourrait être exécuté jeudi. Électrocuté. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un protocole de mise à mort par injection létale est sous le feu des critiques dans le Tennessee. Des experts médicaux ont estimé que la méthode comprenant trois injections cause des douleurs si sévères qu’elles torturent le condamné jusqu’à son décès. L'exécuté a l’impression de «brûler de l’intérieur et d’être enterré vivants», ont détaillé des médecins.

Dans une action judiciaire, des prisonniers ont plaidé pour que la méthode soit bannie car elle violerait le 8e amendement de la Constitution américaine, qui interdit les punitions «cruelles ou inhabituelles».

10 à 18 minutes de supplice

En vain. Même si le pentobarbital est toujours introuvable aux États-Unis, la Cour suprême du Tennessee vient d’estimer que son protocole de mise à mort est légal. Pour Edmund Zagorski, ça implique une possible exécution ce jeudi.

Mais pas question de subir l’injection. «Face au choix entre deux méthodes d’exécution inconstitutionnelles, M. Zagorski a indiqué que, si son exécution devait avoir lieu, il estimait que la chaise électrique était le moindre des deux fléaux», a déclaré son avocate Kelley Henry dans un communiqué. Et d’ajouter: «10-18 minutes de noyade, d’étouffement et de brûlure chimique sont indicibles.»

Une chaise inutilisée depuis 2007

«The Independent» précise que les détenus qui ont commis leurs crimes dans le Tennessee avant 1999 ont le choix entre les deux méthodes d’exécutions. Edmund Zagorski, lui, a été reconnu coupable d’un double meurtre commis en 1983. Lors d’une vente de drogue, il a tiré sur ses deux victimes avant de leur trancher la gorge.

L’exécution sur une chaise électrique reste légale dans neuf États américains. Dans le Tennessee, elle n’a plus été utilisée depuis 2007. Depuis 2000, 871 détenus ont été exécutés aux États-Unis. Seuls 14 ont été électrocutés. Mais Edmund Zagorski pense tout de même que ce sera moins horrible que l’injection. (Le Matin)

Créé: 10.10.2018, 08h30

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.