Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 23:48

Genève Des douaniers français surveillaient la banque Pictet

Dans un véhicule banalisé, ils avaient une vue imprenable sur l'entrée du parking de la banque privée. Un inspecteur genevois a repéré le manège.

La Banque Pictet et Cie, rue des Acacias à Genève, vue du toit. Ses panneaux solaires, son entrée de parking, sa voiture banalisée...

La Banque Pictet et Cie, rue des Acacias à Genève, vue du toit. Ses panneaux solaires, son entrée de parking, sa voiture banalisée... Image: Keystone

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Dans son édition du jour, «La Tribune de Genève» révèle que «Des douaniers français sont venus à Genève (fin avril-début mai), avec leur véhicule professionnel banalisé, pour procéder à ce qui ressemble à de l'espionnage fiscal».

«Se rendant à un restaurant du quartier pour la pause de midi, un inspecteur de la police genevoise observe, intrigué, une voiture immatriculée en France avec deux hommes à son bord», ajoute-t-il. «Au retour de son repas, il remarque non seulement que les individus n'ont pas bougé pendant plus d'une heure et demie, mais qu'en plus, ils ont une vue imprenable sur l'entrée du parking privé de Pictet, située non loin de celle de l'UBS». Craignant qu'il ne s'agisse d'un hold-up, le policier procède alors à un contrôle du véhicule et découvre qu'il appartient aux douanes françaises.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la police genevoise, Christophe Fortis, a confirmé qu'«un collaborateur de chez nous a bien remarqué un véhicule dans le quartier», mentionné par la Tribune de Genève, «immatriculé en France avec deux hommes».«Il s'est avéré que ce véhicule appartenait à l'administration française», a-t-il dit, refusant de préciser s'il s'agissait des douanes. Il n'a pas voulu dire si la Suisse avait engagé des poursuites.

Selon la «Tribune de Genève», ni la Suisse, ni les banques Pictet et UBS n'ont déposé de plainte.

Ces informations du journal interviennent alors que le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré le 14 juillet, dans une interview diffusée à la télévision suisse romande, que la Suisse n'était pas «une cible» pour la France. S'adressant aux Français qui ont des comptes non déclarés en Suisse, M. Moscovici avait rappelé qu'une procédure «transparente» mais qui n'est «pas anonyme» et avec des «pénalités connues» avait été mise en place, qui leur permet de régulariser leur situation et de mettre fin à une situation inconfortable».

Selon M. Moscovici, le mouvement de régularisation a pris de l'ampleur dernièrement. Il était d'environ 35 requêtes par mois et «c'est passé à 95 par mois et ça peut encore accélérer».

(afp/Le Matin)

Créé: 20.07.2013, 11h49

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