Dimanche 21 juillet 2019 | Dernière mise à jour 01:31

Canton de Vaud Drame de Vinet: la victime est hors de danger

La Lausannoise de 27 ans grièvement blessée suite aux coups de feu tirés par sa mère va passer plusieurs mois dans une clinique de réadaptation. Son pronostic vital n’est plus engagé.

Interpellée le 29 juin alors qu’elle sortait de l'appartement de sa fille, la sexagénaire et propriétaire de l'immeuble devra répondre de tentative de meurtre.

Interpellée le 29 juin alors qu’elle sortait de l'appartement de sa fille, la sexagénaire et propriétaire de l'immeuble devra répondre de tentative de meurtre. Image: Darrin Vanselow

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«Je pense rester ici trois à six mois, mais il est encore trop tôt pour les médecins pour se prononcer.» C’est tout en pudeur que Laura* a donné des nouvelles de son état de santé réjouissant, après avoir précisé qu’elle était «bien arrivée» au centre de rééducation où l’a redirigée le CHUV.

Cette Lausannoise de 27 ans revient de loin: le 29 juin, elle avait été plongée dans le coma, aux soins intensifs. Ce jeudi-là, vers 16 h, sa mère (61 ans) l’avait surprise à son appartement de l’avenue Vinet, lui tirant plusieurs balles dans le dos (lire «Le Matin» du 1er juillet).

Amatrice de tir sportif

Selon nos informations, l’un des projectiles a atteint Laura à un bras. L’arme utilisée, un pistolet 22 long rifle, était détenue légalement par la sexagénaire italienne. «Ma cliente faisait du tir sportif», précise son avocat, Me Fabien Mingard. L’homme de loi précise que le casier judiciaire de cette maman ne compte pas d’inscription pour des faits de violence; uniquement deux condamnations pour des infractions à la loi sur la circulation routière de peu de gravité.

En détention provisoire pour tentative de meurtre, cette ex-commerçante d’art donne du fil à retordre aux enquêteurs. «Elle s’explique peu sur le motif, voire pas du tout, indique Me Mingard. Il n’y a en tout cas pas un seul élément déclencheur, il s’agit d’une situation familiale assez complexe.» À commencer par un patrimoine immobilier non négligeable. Parmi ces propriétés, l’immeuble de cinq étages où logeait Laura – en colocation – depuis une année, et dont la valeur fiscale avoisinait les 2 millions de francs lors de son acquisition en 2005.

Contactée, la procureure chargée du dossier n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade des investigations.

* Prénom d’emprunt

Créé: 11.07.2017, 06h55

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