Mercredi 13 novembre 2019 | Dernière mise à jour 22:53

France Escroquerie: elle inventait des emplois en Suisse

À Pontarlier, une employée de Pôle Emploi a détourné des centaines de milliers de francs pour se payer des bons restos.

Ironie de l'histoire, la fraudeuse était «référente fraude» chez Pôle Emploi.

Ironie de l'histoire, la fraudeuse était «référente fraude» chez Pôle Emploi. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Une employée de l’agence Pôle Emploi de Pontarlier, dans le Doubs, a été interpellée en juin, révèle «L’Est Républicain». Elle aurait détourné plus de 260 000 euros d’argent public, soit quelque 290 000 francs. Cette femme était «référente fraude» dans l’agence, est-il précisé…

Tout a débuté par un arrêt maladie de l’accusée. Sa remplaçante «s’aperçoit alors que certains dossiers sont suspects. Des personnes touchent des indemnités trop importantes ou bénéficient d’un droit au chômage alors qu’elles ne peuvent plus y prétendre», écrit le quotidien français. Une enquête interne est ouverte. Puis la police est alertée.

Sept receleurs utilisés

La suite? Une longue enquête des policiers de la brigade de sûreté urbaine de Pontarlier, qui épluchent des milliers de documents. Documents qui confondent la suspecte, qui œuvrait avec sept receleurs. Arrêtée le 4 juin, elle a reconnu l’entier des faits. Ses sept complices, toutes sans antécédents judiciaires, ont également confessé leurs méfaits.

«L’employée avait monté un juteux business. Elle inventait des emplois en Suisse à ces personnes, gonflant fortement leurs indemnités. Les receleurs devaient ensuite lui reverser une partie des sommes perçues», détaille «L’Est Républicain».

Le pactole a été flambé

Quant au magot escroqué, il a été «majoritairement flambé». L’employée impliquée s’est payé une voiture, qui a été saisie. Et surtout s’offrait de bons repas dans des grands restaurants.

Les prévenus seront jugés en décembre «dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité». L’ex employée de Pôle Emploi risque une peine maximale théorique de sept ans de prison ainsi que 750 000 euros d’amende pour «escroquerie par personne chargée d’une mission de service public».

Créé: 11.07.2019, 06h48

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.