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France voisine L'ex-suspect de Chevaline: «Qu'on me laisse travailler en Suisse»

Interrogé dans le cadre du meurtre de Chevaline, Eric Devouassoux, qui travaillait dans la surveillance à Genève, a décidé d'écrire à François Hollande. «Je n'ai plus d'argent», explique-t-il.

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«Je demande la justice, je me retrouve comme un SDF. Je n'ai plus d'argent.» Interrogé sur la tuerie de Chevaline, Eric Devouassoux a passé quatre jours -96 heures- en garde à vue avant d'être innocenté en février dernier.

Depuis, il n'arrive pas à retrouver une vie normale, ou plutôt sa vie d'avant. Licencié dès le lendemain de son arrestation, il ne travaille plus comme policier municipal à Menthon-Saint-Bernard. Ni dans la surveillance à Genève. Collectionneur d'armes de la Seconde Guerre mondiale, il lui a été interdit par les autorités de retourner travailler en Suisse, révèle RTL mercredi. «Je veux travailler et vivre comme je vivais avant. Qu'on me laisse travailler en Suisse, je vais pas me sauver. Ma vie est ici», explique-t-il à la radio française.

Saisis à son domicile, son ordinateur, sa moto et son scooter ne lui ont toujours pas été rendus. «Je suis dans une situation économique difficile, j'aimerais vendre ce matériel pour pouvoir vivre un peu», a-t-il poursuivi. Inscrit à Pôle emploi depuis février, Eric Devouassoux affirme ne pas disposer de sécurité sociale et vivre avec «1000 euros par mois» d'allocations chômage.

Pour tenter de faire bouger les choses, il a décidé d'écrire à François Hollande. «Je suis deux fois victime dans cette affaire. Je voudrais savoir si le président de la République trouve cette situation normale», a expliqué Éric Devouassoux, 48 ans.

Trafic d'armes

L'ancien policier municipal avait été interpellé après la diffusion du portrait-robot d'un homme recherché dans l'enquête sur la tuerie de Chevaline.

Les auditions et les perquisitions menées après son interpellation n'avaient pas permis d'établir un lien entre cet homme et le meurtre par balles de Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme de 47 ans, sa belle-mère de 74 ans, et de Sylvain Mollier, 45 ans.

Elles avaient en revanche permis de mettre au jour l'existence d'un trafic d'armes pour lequel l'un des amis de l'ex-policier avait également été interpellé. Pour cette affaire de trafic d'armes, Eric Devouassoux a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Créé: 14.05.2014, 11h01

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