Vendredi 19 juillet 2019 | Dernière mise à jour 08:35

Chambéry (F) Expulsion fatale: «les policiers, il faut qu'ils payent»

L'épouse de l'homme décédé lors de son expulsion de l'appartement qu'il occupait avec sa famille fustige l'attitude de la police. Elle va porter plainte.

C'est en s'opposant à l'expulsion de sa famille d'un appartement inoccupé de cet immeuble, à Chambéry (F), que l'homme a perdu la vie.

C'est en s'opposant à l'expulsion de sa famille d'un appartement inoccupé de cet immeuble, à Chambéry (F), que l'homme a perdu la vie. Image: Google street view

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Après le drame mercredi dernier, le parquet de Chambéry avait expliqué que le père de famille, décédé d'un malaise pendant l'expulsion, était «très énervé, se montrait insultant et menaçant envers l'huissier et donnait des coups de poing dans le mur et se blessait en brisant une vitre.»

Du «n'importe quoi» pour l'épouse de la victime, présente sur les lieux avec ses trois enfants. «J'ai dit aux policiers qui voulaient menotter mon mari: «Arrêtez, arrêtez, pourquoi vous faites ça. Il est malade. Il a déjà fait trois AVC.» Un policier m'a dit «Je m'en fous», raconte-t-elle au «Parisien». Et ils ont continué. Ils l'ont allongé par terre, ont mis les pieds sur lui et lui ont mis les menottes. Devant mes trois enfants qui pleuraient et qui criaient [...] Quelqu'un de malade, normalement, il ne faut pas faire ça. L'intervention des policiers était trop musclée.»

Une indignation partagée par le frère du défunt. «Il n'était ni terroriste, ni criminel, ni assassin, clame-t-il auprès du quotidien français. Il n'avait aucune arme dans les mains. On ne pouvait pas le traiter de cette façon. Avec une telle brutalité. C'est inhumain. Et surtout, il était très malade.»

«Je demande justice»

Si elle a bien conclu à un décès en lien avec une «dysfonction cardiaque», l'autopsie du corps du père de famille n'avait cependant révélé «aucune trace de coup ou de violence», avait expliqué le parquet de Chambéry.

Mais son épouse n'en démord pas: au vu de son état de santé fragile, son mari n'avait pas à subir pareil traitement. «Ils étaient au courant que mon mari était malade. Les policiers, il faut qu'ils payent pour ce qu'ils ont fait à mon mari. Je demande justice. Mes enfants n'acceptent pas la mort de leur père», déplore-t-elle auprès du «Parisien».

La veuve prévoit de déposer une plainte pour faire reconnaître la responsabilité des policiers dans cet affaire.

Créé: 08.07.2019, 15h08

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