Jeudi 13 décembre 2018 | Dernière mise à jour 01:50

Paris Une fillette de 4 ans «violée» par des mômes du même âge

La brigade des mineurs de Paris a été saisie d’une affaire de «viol en réunion» qui s’est déroulé en maternelle.

L'affaire d'un viol supposé d'une petite fille de 4 ans s'est déroulée dans une maternelle du XIIIe arrondissement de Paris.

L'affaire d'un viol supposé d'une petite fille de 4 ans s'est déroulée dans une maternelle du XIIIe arrondissement de Paris. Image: iStock

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L’affaire révélée par «Le Parisien» est aussi choquante que déroutante. La brigade des mineurs parisienne enquête sur le viol supposé d’une fillette de 4 ans par trois enfants du même âge.

Une main courante pour «viol en réunion» a été déposée auprès du commissariat après des faits qui auraient été commis mi-septembre sur une petite fille dans une école du XIIIe arrondissement. «Celle-ci aurait été isolée par trois camarades sous une structure de jeu, lesquels lui auraient retiré ses vêtements avant de pratiquer une pénétration digitale», écrit le quotidien.

Pas de projection d’adulte

Mais attention, précise un élu local anonyme dans le journal: «Il faut entendre l’inquiétude des parents, la prendre au sérieux. Mais il faut aussi aborder cette question avec sagesse, et se garder de faire des projections d’adultes sur des actes d’enfants.»

«Ce type d’actes n’est pas fréquent, mais pas exceptionnel non plus», commente la vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance Michèle Créoff dans «Le Parisien». «On est à l’âge des premiers émois. À un stade de développement où la curiosité émerge, notamment au niveau sensoriel et sexuel.»

Gestes d'adultes reproduits?

Plus que l’acte lui-même, c’est la manière dont il a été commis qui inquiète. «On n’est pas dans une histoire de touche-pipi entre deux bambins. Il y a plusieurs enfants impliqués, et une violence exercée envers cette petite victime», explique un policier spécialisé.

Une réunion est prévue pour les parents d’élève, avec la participation d’un pédopsychiatre pour répondre à toutes les questions. Pour la justice, la priorité n’est évidemment pas de sévir. Mais «de vérifier qu’à travers ces pratiques, les enfants, victimes comme auteurs, n’ont pas reproduit des gestes qu’un adulte aurait pu leur faire subir, ou dont ils auraient été par inadvertance les témoins.» (Le Matin)

Créé: 11.10.2018, 11h18

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