Mercredi 27 mai 2020 | Dernière mise à jour 01:37

Voisins choqués Fusillade à Payerne: «Je n’ose même plus sortir de chez moi»

Un homme a abattu sa femme et son fils dans un immeuble, le 25 avril en fin de journée. Le voisinage, encore choqué, témoigne.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Nous avons entendu des cris. La femme hurlait: «Arrête, arrête!» Deux rafales d’arme automatique ont alors retenti… puis, plus rien», explique une voisine, encore sous le choc. Mercredi soir, vers 18 h 15, un homme a abattu sa femme et son fils, à la rue de la Gare, à Payerne. Il s’agit d’un Portugais de 49 ans. «La famille était arrivée dans le bâtiment depuis peu. Deux mois, grand maximum. Mais le couple était séparé. Lui, je ne l’ai jamais vu. Par contre, je l’avais déjà entendu. Ça gueulait régulièrement. Samedi dernier, par exemple, il est arrivé en criant et il donnait des coups dans la porte pour qu’on lui ouvre», poursuit-elle.

Panique en entendant les tirs

Lorsque l’homme a tiré, prise de panique, la voisine s’est réfugiée sur son balcon, avec un couple d’amis, venus lui rendre visite ce soir-là. «Le pire, c’est qu’ils ont croisé le jeune dans l’escalier, juste avant le drame. Si on avait su, on l’aurait caché», regrette-t-elle. Quelques minutes plus tard, la police a sonné à sa porte. Les forces de l’ordre ont alors fouillé l’appartement, à la recherche du suspect, qui avait pris la fuite. Puis, vers 20 h 30, les voisins ont été priés de se rendre dans un restaurant de l’immeuble contigu. Tous ont été interrogés individuellement. Puis, peu avant 23 h, ils ont été autorisés à se rendre chez des proches pour y passer la nuit. Et ce n’est qu’hier, en fin de matinée, que les habitants ont pu rentrer chez eux, après que toutes les traces ont été nettoyées. «Moi qui n’avais peur de rien. Je n’ose même plus sortir de chez moi sans être accompagnée.»

Le fugitif était introuvable

La police est arrivée rapidement sur place. Mais le tireur était déjà parti. Un gros dispositif – près d’une centaine de policiers lourdement armés – a été mis en place, sans succès. C’est finalement la cellule de négociation qui l’a contacté par téléphone et l’a convaincu de se rendre au poste de gendarmerie.

Créé: 27.04.2018, 07h02

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.