Dimanche 16 juin 2019 | Dernière mise à jour 21:21

France Un groupuscule néonazi démantelé dans le Doubs

Ils avaient publié sur internet des photos d'hommes cagoulés munis d'armes de guerre et se disaient prêts à passer à l'acte.

La photo inquiétante des militants, battes de base-ball et fusils à pompes en main.

La photo inquiétante des militants, battes de base-ball et fusils à pompes en main. Image: DR.

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Lancée à 6H00 du matin par la section de recherche de gendarmerie de Besançon, l'opération visait au total une demi-douzaine de membres présumés du groupuscule «Blood & Honour C18» (Sang et honneur combat 18), basé en Franche-Comté.

Seuls trois d'entre eux ont finalement été placés en garde à vue, a précisé à l'AFP l'officier de communication de la région de gendarmerie de Franche-Comté, Didier Guériaud. Parmi les suspects - mis en garde à vue dans trois gendarmerie du Doubs, à Saint-Vit, Roulans et Tarragnoz - figurent deux frères d'une trentaine d'années, déjà condamnés pour des actes de violences à caractère raciste, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Ils célèbrent l'anniversaire d'Hitler

Depuis deux semaines, le groupe «Blood & Honour C18» est monté en puissance en publiant notamment sur internet une photo de huit hommes cagoulés portant des armes, dont une kalachnikov, un fusil à pompe, des fusils de chasse et des battes de baseball. Il annonçait être prêt à passer à l'acte et à prendre les armes pour défendre ses idéaux nationalistes, a expliqué Didier Guériaud. Le nom du groupuscule franc-comtois «Blood & Honour C18» fait référence au groupe néonazi Combat 18 (C18), fondé en 1991, qui était la branche armée du groupe néonazi britannique Blood & Honour.

Récemment, un collectif anti-fasciste de Besançon avait découvert un tag «Blood C18 Honour» de 15 mètres de long sur plus d'un mètre de haut, et un autre tag du même acabit sur une ferme à Epenoy (Doubs), puis sur un bâtiment à Champagnole (Jura). «Ce groupe, qui célèbre tous les ans l'anniversaire d'Hitler et dont le site internet contient des propos racistes et néonazis, est surveillé depuis un certain temps par la cellule nationale d'enquête qui agit sur les groupuscules extrémistes», souligne l'officier de gendarmerie Guériaud. Selon lui «il y avait une volonté très ferme de la gendarmerie et de la justice d'agir très vite».

Les suspects ont pour l'instant été placés en garde à vue pour «organisation et participation à un groupe de combat», «association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans de prison» et «apologie de crime de guerre». Des perquisitions ont eu lieu mardi matin pour tenter de retrouver des armes et des objets susceptibles de les incriminer également pour port d'armes.

Les suspects «sont connus à Morteau et dans le Haut-Doubs pour avoir eu par le passé des comportements et des convictions pro-nazies», a déclaré à l'AFP la maire de Morteau Annie Genevard (UMP). «Mais s'il s'agit des personnes cagoulées qui posent avec des armes sur internet, ce que l'enquête devra démontrer, alors la gradation augmente dans la gravité des faits», a-t-elle ajouté. «Morteau n'est pas une ville où se déroulent de tels agissements d'habitude», a souligné l'élue. Le procureur de Vesoul, Jean-François Parietti, a prévu d'organiser un point de presse mercredi. (AFP/Le Matin)

Créé: 20.05.2014, 16h03

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