Dimanche 16 juin 2019 | Dernière mise à jour 07:54

Paris L’inquiétant «harceleur à la couronne» est de retour

Un mystérieux personnage soupçonné d’agressions sexuelles sévit dans le métro depuis quatre ans. Les femmes croyaient en être débarrassées.

Le harceleur avec sa couronne et sa pancarte indiquant «embrassez-moi, je suis le roi».

Le harceleur avec sa couronne et sa pancarte indiquant «embrassez-moi, je suis le roi». Image: Twitter

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Voilà quatre ans que ça dure. Et chaque fois qu’il réapparaît des messages fleurissent sur les réseaux sociaux. «Je l’ai croisé, il me fait trop peur.» Ou: «il est à une sortie de métro à Hôtel de Ville! Faites gaffe!» Or c’est le cas actuellement, selon «Le Parisien», car le «harceleur à la couronne» est de retour dans le métro de la capitale française.

L’homme doit son surnom à son apparence. Il porte toujours fièrement une fausse couronne sur la tête – qui vient apparemment d’un Burger King. Et il se présente habituellement avec une pancarte, qui indique «Kiss me, I’m the king», embrassez-moi, je suis le roi. Ou «Free hugs», câlins gratuits.

«Il a essayé de m’embrasser de force»

Mais si une femme s’approche, il ne se contente pas d’une sympathique étreinte. Selon plusieurs témoignages, il tente régulièrement d’embrasser des femmes de force sur la bouche. Y compris des adolescentes. Et parfois en utilisant la contrainte. «Il m’a maintenu fortement et essayé de m’embrasser de force», témoigne une de ses victimes dans «Le Parisien».

Un comportement qui génère de l’angoisse dans le métro parisien. Et si ces faits ne sauraient être taxés de gravissimes ils relèvent quand même juridiquement de l’agression sexuelle, ont relevé des avocats dans la presse française.

Cherche «fille disponible de suite»

L’inquiétant personnage a une autre habitude. Le harceleur à la couronne colle des petits messages un peu partout, avec son numéro de téléphone portable. Pour proposer des rendez-vous à des femmes, souvent un repas au restaurant. Parfois contre rémunération.

Des petits mots qui sont agrémentés de formule bizarres, de citations de la Bible. Une fois il cherche une «fille aimant lire des livres». Une autre une «princesse d’extrême-gauche» ou une «demoiselle sympa s’y connaissant en origami». Souvent, il demande une «fille disponible de suite». Et il est apparemment arrivé qu'il bombarde de messages celles qui ont eu le malheur de lui téléphoner.

L’homme a pu à sévir longtemps car, manifestement, aucune plainte n’était déposée contre lui. Mais le vent a tourné. Le harceleur a été identifié au début de l’année. Prénommé Wilhem, il a 26 ans. Il travaillait comme animateur scolaire, employé par la mairie de Paris. Dénoncé pour ses agissements dans le métro, il a été démis de ses fonctions en janvier. Et en février, souligne «Le Parisien», «une plainte en bonne et due forme a été déposée auprès du procureur de Paris».

Pas de réponse de la justice

L’espoir de le voir disparaître du métro était donc réel. Comme l’indiquait par exemple le joli titre d’un article de «Libération», publié début avril: «Fin de règne pour le harceleur à la couronne du métro parisien.»

Mais patatras, l’homme est donc de retour. Pourquoi? Où en est l’enquête? A-t-il été interrogé? Sollicité par «Le Parisien», le parquet de Paris n’a pas répondu. En attendant des éclaircissements ou une avancée, les femmes peuvent donc continuer à craindre de tomber sur le harceleur couronné. Certaines peinent à l’accepter et on le comprend. «On en a ras le bol de se faire coincer deux fois par mois par ce gros porc», a résumé une Parisienne sur Twitter.

Créé: 19.05.2019, 10h53

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