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Sordide «J'ai retrouvé mon lapin sans oreilles»

«Capuchon» a été découvert mort et atrocement mutilé dans son enclos situé dans une villa de Grandvaux (VD). Sa propriétaire est profondément choquée.

Dimanche dernier, Joëlle a retrouvé dans son jardin son animal de compagnie sans vie et mutilé. En médaillon, «Capuchon».

Dimanche dernier, Joëlle a retrouvé dans son jardin son animal de compagnie sans vie et mutilé. En médaillon, «Capuchon».

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Joëlle Curchod est encore sous le choc. Dimanche matin, en se réveillant, cette étudiante en design âgée de 19 ans a retrouvé «Capuchon», son lapin bélier noir, mort, les oreilles sectionnées. Vraisemblablement victime d’un désaxé.

Agé de 5 ans, l’animal a été mutilé dans son enclos, situé à deux pas de la chambre de la jeune femme, dans le jardin de la maison familiale de Grandvaux (VD). «En regardant dehors, j’ai vu mon lapin couché sur le flanc, dans l’herbe mouillée. J’ai trouvé ça extrêmement bizarre. Je suis sortie, avec la crainte qu’il ait été victime d’une crise cardiaque. Et je l’ai découvert ensanglanté, les deux oreilles coupées nettes, au ras du crâne. J’ai été tétanisée», confie Joëlle Curchod.

Elle alerte aussitôt le reste de la famille, puis la police. «Ils sont venus sur place, ont photographié le lapin et pris notre déposition, Selon eux, il s’agit d’un acte volontaire et prémédité.»

Mais s’il s’agissait plus simplement du méfait d’un renard? Assurément non, selon l’étudiante. «Les barrières de l’enclos s’élevaient à 1,5 mètre, dont une grande partie qui était recouverte. Donc difficilement franchissable. Mais surtout, rien n’a été bousculé ou retourné à l’intérieur. Quant aux oreilles du lapin, elles n’ont pas été déchiquetées, mais bien coupées.»

Hormis la perte de ce petit animal «tellement doux, et tellement gentil», qui la bouleverse, Joëlle Curchod est, depuis ce drame, envahie d’un sentiment d’angoisse. «Nous nous sommes demandés si cet acte ne serait pas une menace de la part de quelqu’un ou simplement l’œuvre d’un désaxé.»

Peur pour leur sécurité

La jeune femme ne se connaît pas d’ennemis. Et encore moins capables de commettre une telle atrocité. Mais elle ne s’explique pas davantage qu’un inconnu ait pu tomber par hasard sur son lapin, installé dans un enclos non visible depuis la rue. Impossible, pour elle, de se sortir de l’esprit qu’un individu se soit introduit dans la propriété durant la nuit, et qu’il était là, à quelques mètres de sa chambre, pour commettre cet acte odieux. «Depuis, on ne se sent plus en sécurité! D’ailleurs, la police nous a conseillé de bien fermer les portes. Ce qui n’est pas pour nous rassurer.»

Pour l’heure, aucune autre plainte de ce type n’a été enregistrée. «Il s’agit d’un acte isolé», relève Dominique Glur, du service de communication et de prévention de la police cantonale vaudoise. Une enquête va-t-elle être menée? «A ce stade, on parle de recherches préliminaires. Tout élément pouvant permettre d’identifier l’auteur sera pris en compte.» Le cas échéant, l’agresseur risque jusqu’à 3 ans de prison.

Quant à «Capuchon», il a été enterré dans le jardin. Et son enclos démonté, car Joëlle Curchod ne supportait plus de l’avoir sous les yeux… (Le Matin)

Créé: 26.11.2014, 11h35

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