Mardi 23 juillet 2019 | Dernière mise à jour 16:15

France Mécontents de son poids, ils enfermaient leur fille dans un cagibi

Pour des questions de poids ou de résultats scolaires, des parents de la Somme (F) séquestraient et battaient leur fille. Pour ces faits, ils ont écopé de 12 mois de prison, dont six avec sursis.

Palais de justice d'Amiens (F) (photo prétexte)

Palais de justice d'Amiens (F) (photo prétexte) Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un père et une mère ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel d’Amiens (F) à 12 mois de prison dont six avec sursis pour avoir notamment séquestré leur fille dans un cagibi.

Ils voulaient ainsi la «punir» de ses mauvais résultats scolaires et de ses prises de poids, a-t-on appris de source judiciaire. Les parents étaient également poursuivis pour violence sur leurs deux autres enfants. Un signalement avait été réalisé par le centre hospitalier de Saint-Quentin (F) le 8 mars 2016 après l’hospitalisation de la jeune fille, alors âgée de 19 ans.

Régulièrement enfermée

Selon l’enquête, elle avait expliqué à l’hôpital être régulièrement enfermée par ses parents dans un cagibi de la maison familiale à Péronne, dans la Somme, lorsque son poids ne convenait pas à sa mère ou qu’elle avait de mauvais résultats scolaires. Elle y a été enfermée une première fois, selon l’instruction, en janvier 2015 à la suite de mauvais résultats en première année en médecine.

Plus tard, selon la police, elle y sera isolée à de nombreuses reprises, notamment de juillet à septembre 2015, jour et nuit, pour y étudier. La porte était fermée à clé et elle ne pouvait sortir qu’avec l’accord de ses parents.

Coups de ceinture

Cet été-là, elle avait tenté de sortir de ce cagibi et avait alors reçu 200 coups de ceinture, puis 200 autres coups pour avoir fini l’assiette de son petit frère et 200 coups supplémentaires pour avoir bu un panaché, relate l’enquête. En l’absence de ses parents, c’est son frère qui devait veiller qu’elle ne dépasse pas 50 kg. Si tel était le cas, il devait l’enfermer dans le placard.

En garde à vue, les parents ont reconnu la majorité des faits. Le père, médecin biologiste, a assuré que c’était sa femme qui lui ordonnait de frapper ses enfants, faisant état de son «obsession» pour le poids de sa fille.

Créé: 07.07.2019, 16h22

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.