Dimanche 26 mai 2019 | Dernière mise à jour 10:51

Reims Un médecin de la police accusé de palpations suspectes

Dix apprentis policiers, huit femmes et deux homme, accusent le praticien de les avoir pris par surprise lors d'un examen d'aptitude.

Il est principalement reproché au praticien de n'avoir pas à ses patients d'autorisation avant de lancer ses palpations (photo d'illustration).

Il est principalement reproché au praticien de n'avoir pas à ses patients d'autorisation avant de lancer ses palpations (photo d'illustration). Image: iStock/noipornpan

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Pour les dix jeunes recrues de la police française, c'étaient des agressions sexuelles. Pour le médecin inspecteur de Metz, c'était pour dépister des cancers du sein ou des testicules. Toujours est il que les les palpations que pratiquait le patricien âgé de 63 ans sont si mal passées qu'il doit en répondre devant le tribunal de Reims, révèle «l'Est Républicain».

Dix-huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et une interdiction d’exercer la profession de médecine, c'est ce qui a été requis mardi contre le médecin-inspecteur du service de santé de la police nationale pour le Grand Est.

Sur le banc des parties civiles, ces jeunes policiers, âgés d’une vingtaine d’années, ont tous raconté la même chose, et leurs propos sont corroborés par une dizaine d’autres témoignages: palpation des seins ou des testicules, sans que soit demandé leur avis, toujours en présence de la secrétaire du médecin chef. En 2014, à Mulhouse, l’une de ces futures policières a été particulièrement traumatisée par un test d’équilibre qu’elle avait dû faire les seins nus, sans avoir pu remettre son soutien-gorge.

Face à ses accusateurs, le médecin n'a pas dévié d'un iota sa ligne de défense: ses gestes ont été fait dans le seul souci du dépistage. «Il n’y a pas eu de gestes déplacés», appuie la défense.

Le jugement a été mis en délibéré le 18 juin.

Douze nouvelles plaintes ont été déposées à Metz dans le cadre de cette affaire.

Créé: 15.05.2019, 08h20

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