Lundi 22 octobre 2018 | Dernière mise à jour 04:15

Saint-Gall Une mère fait de sa fille l'esclave sexuelle de son amant

Une Suissesse a comparu depuis jeudi devant la justice saint-galloise pour avoir abusé de son enfant, âgée de 5 ans au moment des faits. Elle risque 3 ans et demi de prison.

Image: Twitter

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«J'ai honte pour ce que je lui ai fait. Je n'arrête pas de pleurer. Je me dégoûte moi-même.» Interrogée jeudi par les juges du Tribunal d'arrondissement de Saint-Gall, Sara*, 31 ans, assure regretter au plus haut point ce qu'elle a fait subir à sa fille. La Suissesse a admis avoir abusé de son enfant dans l'unique but de plaire à F., son amant. Selon la trentenaire, toute sa vie tournait autour de l'Allemand de 53 ans.

«Je dépendais totalement de lui et j'avais sans cesse peur de le perdre.» C'est pour cette raison, explique Sara, qu'elle était prête à tout. Même au pire. Elle a en effet éduqué sa fille, alors âgée de 5 ans, pour qu'elle devienne l'esclave sexuelle de F. Devant les juges, Sara a avoué qu'elle souhaitait que son enfant soit un jour dépucelée par l'Allemand, écrit «20 Minuten». La Suissesse est notamment accusée d'avoir massé l'entrejambe de l'enfant et de s'être fait fait caresser par elle. La fille aurait également dû apprendre à manier un vibromasseur et aurait été forcée à regarder des photos du pénis de l'Allemand pour qu'elle «s'habitue» à son sexe. La trentenaire aurait constamment informé F. de l'avancement de son éducation via internet.

«Ce traumatisme va l'occuper toute sa vie»

Le Ministère public a demandé pour la mère une peine de prison de 3 ans et demi pour actes d'ordre sexuels avec un enfant, pornographie illicite et violations du devoir d'assistance ou d'éducation. Pour F., il a requis 5 ans de prison pour actes d'ordre sexuel avec un enfant et pornographie illicite. L'avocate de la victime, aujourd'hui âgée de 8 ans, a quant à elle demandé un dédommagement de 40'000 francs pour la petite. Elle souffrirait encore énormément des sévices qu'elle a subis. La mineure serait actuellement scolarisée dans une école spéciale. Un établissement standard n'est pas envisageable pour elle. Lors du dernier essai, elle ne cessait de parler de pornos et de sexe. «Ce traumatisme va l'occuper toute sa vie.»

Tout au long de l'audience, Sara n'a cessé de répéter à quel point elle était désolée. L'Allemand, lui, a en revanche réfuté la plupart des accusations dressées contre lui: «Le Ministère public me reproche des choses horribles qui ne sont pas vraies.» Tout ce qu'il voulait, assure-t-il, c'était d'entretenir et maintenir la relation sexuelle qu'il avait avec la Suissesse. Le quinquagénaire a également souligné: «Je ne suis pas pédophile. J'ai trois enfants.» Le Ministère public saint-gallois ne s'est pas laissé impressionner par ces déclarations. Selon lui, l'Allemand tenterait uniquement de minimiser les faits. «On parle ici d'une fillette de 5 ans qui a été manipulée et utilisée comme un jouet sexuel. Les faits sont clairs.»

Verdict rendu par écrit

Avant la fin de l'audience, Sara a répété une dernière fois à quel point elle était désolée: «Je ne peux pas revenir en arrière. Pourtant, c'est ce que je voudrais le plus au monde. Je suis très reconnaissante que ma fille ait été placée dans une famille d'accueil et aussi qu'on m'autorise à être en contact avec elle.»

Le verdict sera rendu ultérieurement par écrit.

(Le Matin)

Créé: 17.03.2018, 15h40

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