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France Ils miment une exécution d'otages lors d'une colonie de vacances

Des animateurs d'une colonie de vacances se sont pris en photo déguisés en bourreaux. La maire a déposé une plainte pour apologie d'acte de terrorisme.

ILLUSTRATION - Les quatre hommes ont imité les manières du groupe Etat islamique.

ILLUSTRATION - Les quatre hommes ont imité les manières du groupe Etat islamique. Image: AFP

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Un «otage» agenouillé, un couteau sous la gorge, des geôliers cagoulés et armés: la maire (UMP) de Colombes, Nicole Goueta, a déposé plainte pour délit d'apologie d'acte de terrorisme contre quatre animateurs de la ville qui avaient simulé des exécutions d'otages, a-t-elle annoncé ce vendredi 21 novembre.

Plainte déposée

Les quatre agents, un titulaire et trois vacataires, se seraient pris en photo en train de mimer des scènes d'exécution d'otages par des djihadistes lors d'une colonie de vacances en août sur l'île de Groix (Morbihan), des mises en scène qui s'inspirent largement des codes utilisés par le groupe État Islamique (EI).

«Nous avons porté plainte jeudi. Ils ont également été suspendus de leurs fonctions et une procédure disciplinaire a été engagée», a déclaré vendredi Nicole Goueta, confirmant une information du Parisien.

Simulation d'actes de torture

Les services de la mairie étaient en train de préparer une exposition de photos prises lors de colonies de vacances organisées par la ville. A cette occasion, les quatre agents leur ont remis une clé USB contenant une série de clichés dont une vingtaine sur lesquels ils simulent des actes de torture et de barbarie.

On ignore à ce stade si certains des 45 enfants de la colonie, âgés de huit à douze ans, ont assisté à ces mises en scène.

Sur un des clichés, on aperçoit l'un d'entre eux assis par terre dans le coin d'une pièce, les yeux effarés. «Mais on ne peut pas certifier pour l'instant qu'il avait peur car il visionnait une scène d'horreur ou car il avait été puni», a relevé Nicole Goueta. «Il revient désormais à la justice de savoir si ces agents sont perméables aux thèses de l'islamisme radical», a ajouté l'édile.

(afp/nxp)

Créé: 21.11.2014, 10h15

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