Dimanche 7 juin 2020 | Dernière mise à jour 08:30

France Pincé sans permis 3 ans après un accident mortel, il est relaxé

En 2017, quatre personnes dont deux bébés étaient morts dans la voiture qu'il conduisait drogué. Il a été libéré, car sa suspension était terminée.

La police a arrêté le jeune homme dans la nuit de dimanche à lundi et placé en garde à vue en raison de son passé.

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Décision surprise mardi matin au tribunal correctionnel de Nîmes. Un homme de 27 ans y était jugé après avoir été arrêté, dans la nuit de dimanche à lundi, roulant sans permis de conduire. S'il a été décidé de l'envoyer devant la justice en comparution immédiate, c'est parce qu'il était sous le coup d'une autre procédure judiciaire pour homicide involontaire assortie d'une suspension de permis,

Terrible drame

Le 5 novembre 2017, il avait eu un accident sur le périphérique alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants, sans assurance, sans siège pour bébé, sans contrôle technique, relate 20Minutes.fr. L’expertise a en outre démontré qu’il roulait à une vitesse excessive. Sa compagne âgée de 24 ans était décédée, ainsi que deux enfants de 6 et 18 mois. Aucun n’était attaché. Un quatrième passager était décédé de ses blessures deux jours plus tard.

Pas un délit pénal

Cette affaire d'homicide involontaire est toujours en cours chez le juge d'instruction et l'homme est sous contrôle judiciaire. Ce mardi, le parquet a réclamé un an de prison ferme pour cette nouvelle infraction liée à la conduite malgré la suspension de son permis, relate le «Midi Libre».

Mais son avocate a, elle, plaidé la relaxe car la suspension de son permis de conduire a expiré. Elle estime donc que son client a commis une entorse à son contrôle judiciaire mais pas un délit pénal relevant d'un tribunal correctionnel. Le tribunal n'a pu que lui donner raison et ordonné la relaxe du prévenu, ne pouvant le condamner sur la base d'une suspension caduque. Il lui a toutefois été indiqué qu'il avait échappé de peu à la prison. Le parquet a fait appel contre cette décision.

Michel Pralong .

Créé: 13.05.2020, 09h58

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