Mardi 21 novembre 2017 | Dernière mise à jour 19:57

Tragédie La police de Seattle abat une femme enceinte

La polémique faisait rage lundi alors que deux policiers ont tué une femme armée d'un couteau qui avait appelé à l'aide.

Monika Williams (gauche), une proche de la victime, sur le lieu du crime. (lundi 19 jiun 2017)

Monika Williams (gauche), une proche de la victime, sur le lieu du crime. (lundi 19 jiun 2017) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La police de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, se trouvait au coeur d'une vive polémique lundi après avoir abattu une femme noire enceinte armée d'un couteau qui avait appelé pour signaler un cambriolage.

Deux agents sont intervenus et se sont retrouvés face «à une femme de 30 ans armée d'un couteau», a rapporté la police dans un communiqué publié quelques heures après le drame. «Les deux policiers ont alors tiré, touchant la femme».

Lorsque les pompiers sont arrivés peu après, ils ont déclaré la jeune femme décédée, selon la police, qui a souligné que trois enfants se trouvaient dans l'appartement au moment des tirs mais n'ont pas été blessés.

D'après des membres de sa famille, cités par la presse locale, elle était la mère des enfants, enceinte de trois mois et souffrait de troubles mentaux.

Une enquête a été ouverte pour examiner le recours à la force par les deux agents, placés en congé administratif pour la durée de l'enquête, a précisé la police de Seattle (SPD).

Circonstances encore floues

Certains médias affirment que les agents impliqués sont Blancs mais un porte-parole de la police n'a pas confirmé.

Le SPD a diffusé un enregistrement audio dans lequel on entend les agents demander s'ils peuvent entrer puis quelques instants après crier «Reculez! Reculez!» avant de tirer à plusieurs reprises.

La police avait dépêché deux agents, au lieu d'un pour un cambriolage d'ordinaire, en raison d'informations selon lesquelles la jeune femme, identifiée par sa famille comme Charleena Lyles, pouvait présenter un «danger».

Un précédent

Lors d'un précédent incident plus tôt ce mois-ci, elle avait déjà appelé la police et avait menacé les agents qui étaient intervenus «avec de très grands ciseaux», avant d'être arrêtée, d'après Mark Jamieson, porte-parole du SPD joint par l'AFP.

Des dizaines de personnes ont assisté dimanche à une veillée en mémoire de la jeune femme et lundi, l'affaire suscitait une vive émotion à travers le pays, le nom de Charleena Lyles faisant notamment partie des mots-clé les plus utilisés sur le réseau social Twitter.

«Il n'y avait aucune raison de lui tirer dessus devant ses bébés», «ils pouvaient la maîtriser. Même moi j'aurais pu la maîtriser», a crié, en détresse Monika Williams, la soeur de Charleena Lyles, sur la chaîne de télévision locale Kiro7.

«Pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un Taser contre elle?», a-t-elle demandé. La police a précisé que les deux agents étaient équipés d'armes non létales lors de l'intervention.

Enquête promise

Le maire de Seattle Ed Murray a qualifié les faits de «tragédie» et promis une «enquête complète», soulignant que les policiers de la ville étaient entraînés «aux techniques d'apaisement (...) pour faire face à de telles crises».

Le département américain de la Justice avait estimé en 2011 que la police de Seattle avait fait à plusieurs reprises un usage excessif de la force et avait nommé un rapporteur spécial pour surveiller la mise en place de réformes. Ce dernier avait salué, en avril, d'importants progrès. (afp/nxp)

Créé: 20.06.2017, 00h08


Sondage

Initiative "No Billag": savez-vous déjà ce que vous allez voter le 4 mars prochain?




Sondage

Pour vous, les cadeaux de Noël se font...






Sondage

Faut-il lever l’interdiction d’adopter faite aux homosexuels?




Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.