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Ukraine Un policier lui met un masque puis la viole au commissariat

Une femme, convoquée pour témoigner à un poste de police en Ukraine, a été abusée par un agent.

L’unité de police  incriminée a été dissoute. (Photo prétexte)

L’unité de police incriminée a été dissoute. (Photo prétexte) Image: AFP

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Kiev, 25 mai 2020 (AFP) - Une unité de police ukrainienne a été entièrement dissoute et deux policiers interpellés après le viol d'une jeune femme dans un commissariat du centre du pays, ont annoncé lundi les autorités.

Selon le Bureau d'enquête national ukrainien (DBR), un policier a «torturé» dans la nuit de samedi à dimanche une femme de 26 ans, convoquée comme témoin dans un poste de police de la ville de Kagarlyk, à environ 80 kilomètres au sud de Kiev.

Un agent de police a mis un masque à gaz sur le visage de la victime, l'a menottée et a tiré avec un pistolet au dessus de sa tête, avant de la violer plusieurs fois, a précisé le DBU dans son communiqué.

«Cette histoire est pire que l'enfer»

Lors de la même nuit, un homme se trouvant dans le commissariat a été tabassé et menacé de viol par des policiers. Il souffre de fractures des côtes et du nez, selon la même source.

Deux membres des forces de l'ordre soupçonnés d'être impliqués dans ces crimes ont été limogés et arrêtés. L'unité dans laquelle ils travaillaient a par ailleurs été dissoute, a annoncé la police nationale dans un communiqué.

Une enquête pour «viol», «torture» et «abus de pouvoir» a été ouverte, selon la DBR. Les suspects risquent jusqu'à dix ans de prison.

«Cette histoire est pire que l'enfer», a réagi sur Facebook le député prooccidental Andriï Osadtchouk. Il a appelé le ministre de l'Intérieur, Arseni Avakov, à réagir et à punir les coupables.

«Le silence du ministre d'(Arsen) Avakov ne fait qu'aggraver cette crise», a poursuivi M. Osadtchouk. Cet incident intervient alors qu'un réforme de la police ukrainienne, entamée avec l'aide des Occidentaux, piétine depuis plus de cinq ans.

En 2013, une jeune ukrainienne était morte après avoir été sauvagement battue et violée par des policiers dans la village de Vradiïvka (sud), une crime qui avait soulevé une vague d'indignation à travers le pays.

FACEBOOK (afp/nxp)

Créé: 25.05.2020, 21h42

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