Mercredi 17 juillet 2019 | Dernière mise à jour 01:26

Oups Le policier se trompe d’amant et palpe le sexe d’un témoin

Un agent croyait s’être trouvé un partenaire de galipettes et a commencé à passer à l’action. Ce n’était pas la bonne personne.

Le rendez-vous coquin avait été donné au sein même de l'hôtel de police de Rouen. Mais pas avec l'homme qui a été palpé...

Le rendez-vous coquin avait été donné au sein même de l'hôtel de police de Rouen. Mais pas avec l'homme qui a été palpé... Image: GoogleMaps

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L’histoire s’est racontée dans les couloirs du commissariat de Rouen puis de tous ceux de la Seine-Maritime. Et désormais probablement dans tous les commissariats de France et on le comprend: elle concerne un policier qui s’est intéressé de très près au mauvais pénis…

Tout débute sur internet, révèle «Paris Normandie», durant un dimanche du mois de mai. Un policier dans la quarantaine surfe sur des sites de rencontre et finit par échanger avec un autre homme. Tous deux souhaitent passer du bon temps ensemble. Et, pour épicer le moment, il est décidé que les galipettes se tiendront au commissariat central de Rouen, siège de la direction départementale de la Sécurité publique de Seine-Maritime.

Émoustillé, il entre en action

Le rendez-vous est fixé pour le début d’après-midi. Vers 14 heures, le policier descend l’escalier de la «Grande Maison» et aperçoit un homme à l’accueil qui correspond à la description de celui qu’il a eu en ligne. Ils se saluent. Et il l’emmène dans son bureau.

L’agent, émoustillé, n’entend pas perdre de temps. «Le policier passe sa main sur le pantalon de son visiteur et touche son sexe en le palpant», lit-on. Puis le gradé baisse son propre pantalon. Avant d’enfin comprendre le quiproquo.

Procédure liée à Vigipirate?…

«Nous nous sommes aperçus tous les deux qu’il y avait un problème. J’ai compris qu’il y avait une grosse méprise de ma part, que je m’étais trompé de personne à l’accueil. Immédiatement, je me suis excusé, j’étais très confus, gêné par la situation. J’ai alors raccompagné ce monsieur en bas en m’excusant à nouveau et suis remonté dans mon bureau», témoigne-t-il dans «Paris Normandie».

Mais alors qui était cet homme et pourquoi n’a-t-il pas réagi plus tôt? Il s’agissait d’un citoyen qui avait vu une rixe et venait témoigner. Et même s’il a été surpris, il s’est d’abord dit que le palpage subit pouvait faire partie de la procédure de sécurité, peut-être en lien avec le plan Vigipirate…

L’histoire est évidemment cocasse. Mais elle finit mal. Le citoyen palpé était choqué. Juste après les faits, il a décidé de raconter la mésaventure au gardien de la paix présent à l’accueil – qui a d’abord crû à une blague. Puis il a finalement décidé de porter plainte pour «agression sexuelle».

Double enquête sur le dos

Convoqué dès le lendemain, le policier a admis les faits et sa méprise. «Je regrette d’avoir pu choquer ce monsieur. Je le regrette sincèrement. Je regrette aussi sincèrement d’avoir organisé ce rendez-vous sur mon lieu de travail… C’est la première fois que je faisais venir quelqu’un au commissariat…», précise-t-il dans «Paris Normandie».

Le policier est décrit comme «anéanti». Il est en arrêt de travail. Il est le sujet d’une enquête interne qui devrait déboucher sur une sanction disciplinaire. Comme d’une enquête préliminaire de la justice. Il songerait même à changer de métier…

Créé: 12.07.2019, 17h56

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