Dimanche 16 décembre 2018 | Dernière mise à jour 16:40

Neuchâtel Le conducteur qui avait renversé un octogénaire obtient du sursis

En février 2016, un automobiliste avait heurté un piéton à Fleurier (NE), qui était décédé sept semaines après. La justice a tranché.

Les faits s'étaient déroulés au Val-de-Travers (NE), en février 2016. (Photo d'illustration)

Les faits s'étaient déroulés au Val-de-Travers (NE), en février 2016. (Photo d'illustration) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un automobiliste neuchâtelois qui avait poursuivi sa route après avoir heurté un piéton octogénaire qui devait mourir sept semaines plus tard a été condamné mardi à 120 jours-amende avec sursis pendant trois ans. Le Tribunal de police de Neuchâtel l'a reconnu coupable de lésions corporelles par négligence et de violation des obligations en cas d'accident.

La juge Geneviève Calpini Calame n'a donc pas retenu l'homicide par négligence comme le demandait le Ministère public. Faute d'autopsie, le lien de causalité entre le décès de l'octogénaire et l'accident n'a pas pu être établi.

L'accident s'était déroulé le 3 février 2016 à Fleurier (NE). Agé de 55 ans, l'accusé conduisait son frère jumeau à un rendez-vous chez le médecin. Alors qu'il tournait à droite après une intersection, sa voiture a heurté l'homme.

Poursuivi sa route

Le conducteur avait poursuivi sa route sans se soucier de l'état de la personne gisant au sol. Grièvement blessée, la victime souffrait de fractures qui ont nécessité une opération avant de subir des complications post-opératoires. Elle est morte le 22 mars.

Le procureur avait requis une peine de 9 mois de prison avec sursis pendant 4 ans, estimant que l'accident a joué un rôle déclencheur dans le processus qui a mené au décès. Une éventuelle santé fragile préalable ne suffisait pas, selon lui, à briser le lien entre la faute et de décès.

La présidente du tribunal a suivi l'argumentation de la défense qui avait demandé d'écarter la prévention d'homicide et de ne retenir que les lésions corporelles par négligence. L'avocat avait relevé que les causes du décès n'avaient pas été établies. (ats/nxp)

Créé: 13.03.2018, 12h10

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.