Dimanche 18 novembre 2018 | Dernière mise à jour 10:20

Bâle Une rue évitée par la police car trop dangereuse?

Un jeune homme tabassé il y a deux semaines à Bâle reproche aux forces de l'ordre de ne pas faire correctement leur travail.

La Wasserstrasse bâloise est-elle esquivée par les forces de l'ordre?

La Wasserstrasse bâloise est-elle esquivée par les forces de l'ordre? Image: Instant Street View

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Une sympathique soirée s'est terminée de la pire des manières pour M., jeune homme de 24 ans, il y a deux semaines à Bâle.

L'Alémanique a été attaqué par des activistes de gauche alors qu'il rentrait tranquillement chez lui avec une copine. Selon la Basler Zeitung, les faits se sont produits dans la Wasserstrasse, qui accueillait ce soir-là une fête organisée par les gauchistes.

Interrogée par le quotidien, la victime pense avoir été attaquée à cause de son style vestimentaire. Le jeune homme explique en effet être un fan de musique hardcore et que son look est souvent confondu avec celui des extrémistes de droite.

Des passants courageux

Dans tous les cas, son allure semble avoir suffi pour provoquer les sympathisants de gauche. L'un d'entre eux l'aurait attaqué par derrière avant de le rouer de coups jusqu'à ce qu'il tombe par terre. L'individu l'aurait par la suite frappé au visage à plusieurs reprises alors qu'il était déjà au sol. Ensuite, plusieurs autres personnes l'aurait encerclé, insulté et menacé. C'est grâce à l'intervention de plusieurs passants que le jeune homme a finalement pu se mettre en sécurité.

Choquée et en pleurs, l'amie de l'Alémanique a néanmoins eu la présence d'esprit d'alerter les forces de l'ordre depuis une rue parallèle. Sur place, une patrouille a interrogé le jeune homme, notamment pour lui demander le signalement de son agresseur. M. se souvient: «J'ai dit aux agents que je pouvais aller le leur montrer et que j'étais certain qu'il se trouvait encore dans la Wasserstrasse. C'est là qu'ils m'ont répondu que c'était trop dangereux d'aller à la Wasserstrasse parce qu'ils se faisaient régulièrement attaquer par les activistes de gauche.» Conséquence: les policiers l'ont fait monter à bord d'une ambulance. Dans le communiqué de presse, publié quelques jours après les faits, on pouvait lire: «Les recherches immédiates engagées sont restées vaines.»

«Aucune zone où ne règne pas la justice»

A la vue de ces accusations, la Basler Zeitung s'interroge: La Wasserstrasse est-elle un «no men's land» où même la police n'ose pas s'aventurer? «Non», répond le porte-parole de la police, Toprak Yerguz. «A Bâle, il n'existe aucune zone où ne règne pas la justice.» Le responsable presse ajoute cependant ne pas pouvoir en dire davantage en raison de l'enquête en cours et renvoie la balle au Ministère public, en charge de l'affaire.

Le porte-parole de ce dernier, René Gsell, n'est pas en mesure de dire avec certitude si les agents se sont finalement rendus à la Wasserstrasse le soir des faits: «De manière générale, lorsqu'une personne est recherchée, un signalement est envoyé à tous les policiers. Les patrouilles disponibles se rendent alors sur les lieux du délit pour effectuer des recherches. » (Le Matin)

Créé: 12.09.2018, 08h23

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