Mercredi 19 juin 2019 | Dernière mise à jour 21:25

Drogue Suspectée de dealer du Dafalgan

Une mère de famille française est restée bloquée en Géorgie pendant neuf jours. Les douaniers l’ont arrêtée car elle transportait des antidouleurs à la codéine, classée comme un stupéfiant interdit.

Une mère de famille de passage en Géorgie a été arrêtée à la douane pour détention de Dafalgan.

Une mère de famille de passage en Géorgie a été arrêtée à la douane pour détention de Dafalgan. Image: SALVATORE DI NOLFI/Keystone

(Image: Sebastien Anex )

Conseils d'usage avant de partir avec des médicaments à l'étranger

S’INFORMER À L’AMBASSADE

Renseignez-vous auprès de l’ambassade du pays afin de connaître la législation en vigueur et les produits interdits. Swissmedic met à jour une liste des stupéfiants autorisés dans la zone Schengen.

GARDER L’EMBALLAGE ÉTIQUETÉ

Il est important d’emporter les médicaments dans la boîte, si possible étiqueté à votre nom.

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Demandez au pharmacien ou au médecin traitant de fournir une ordonnance qui atteste que vous pouvez voyager avec ces produits, si possible traduite en anglais.

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C’est le b.a.-ba de la pharmacie de voyage, et pourtant un simple antidouleur peut transformer des vacances en un véritable cauchemar. Une mère de famille de Strasbourg en a fait la pénible expérience. Son passage en Géorgie devait être bref, mais il a duré neuf jours. Les douaniers l’ont interpellée parce qu’elle transportait dans ses bagages du Dafalgan à base de codéine. Immédiatement, ils lui ont confisqué le médicament, ainsi que son passeport.

«Au bout de trois heures, le policier nous a dit de le suivre au commissariat», a-t-elle confié à la radio France Info. Les autorités suspectent alors la Française de trafic de drogue, car la codéine est considérée comme un produit stupéfiant interdit, d’autant que la Géorgie mène une politique de «tolérance zéro» pour ce qui est du trafic et de la consommation de drogue. Coincée au commissariat de la ville d’Akhaltsikhé, elle a dû attendre d’être entendue par un juge. Même le consulat français ne pouvait rien faire pour elle, car il s’agissait d’une «affaire privée». Par chance, jeudi après-midi, elle a pu être libérée après un procès qui a duré 35 minutes. Et elle a dû s’acquitter d’une amende de 2500 euros.

Autre Française détenue

La Strasbourgeoise n’est pas la seule touriste à s’être fait arrêter pour détenir du Dafalgan. Dimanche, une autre Française l’avait rejointe au commissariat. «Elle n’a toujours pas les résultats des analyses», a-t-elle expliqué, inquiète pour sa compatriote.

En Suisse, la codéine est également classée dans la liste des stupéfiants, mais cette substance est autorisée. On en trouve un peu partout dans les médicaments, même dans des sirops pour enfants. «Certains médicaments en vente libre en Suisse peuvent être interdits à l’étranger. Les lois concernant les médicaments de prescription médicale varient fortement d’un pays à l’autre», prévient Lukas Jaggi, porte-parole de Swissmedic.

Avant de partir en voyage, mieux vaut donc se renseigner et suivre quelques conseils (lire ci-dessous) pour ne pas risquer pareille mésaventure. (Le Matin)

Créé: 09.08.2014, 12h49

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