Lundi 17 juin 2019 | Dernière mise à jour 08:00

Etats-Unis Un médecin américain inculpé de 25 meurtres

Le docteur William H. est accusé d'avoir provoqué la mort de 25 patients en leur prescrivant des doses fatales de fentanyl.

Les actes présumés de William H. se sont déroulés sur une période de quatre ans.

Les actes présumés de William H. se sont déroulés sur une période de quatre ans. Image: Keystone

Un laboratoire américain paiera pour mettre fin aux plaintes

Le laboratoire pharmaceutique américain Insys, dont les dirigeants avaient été reconnus coupables d'avoir payé des médecins pour qu'ils prescrivent des opiacés, a accepté de payer 225 millions de dollars dans le cadre d'un accord à l'amiable avec le ministère de la Justice américain. Ce paiement, qui s'étalera sur cinq ans, mettra fin à toutes les plaintes du gouvernement, au pénal et au civil, visant le fabricant du spray Subsys au fentanyl, un opiacé à la puissance 50 à 100 fois supérieure à la morphine.

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Un médecin américain a été inculpé mercredi pour le meurtre de 25 patients hospitalisés et gravement malades, accusé d'avoir ordonné l'administration de doses fatales de fentanyl, un puissant opiacé synthétique.

«Aucune légitimation médicale»

«Je suis procureur depuis 22 ans et je n'avais jamais vu une inculpation de 25 chefs d'accusation pour meurtre», a dit Ron O'Brien, procureur du comté de Franklin dans l'Ohio, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a toutefois refusé de qualifier le praticien de tueur en série.

Les actes présumés de William H. se sont déroulés sur une période de quatre ans, quand ce médecin exerçait dans un hôpital du Mount Carmel Health System à Columbus, la capitale de cet Etat américain du Midwest.

Les enquêteurs ont focalisé leurs investigations sur ses prescriptions de doses de fentanyl à 25 patients, à 500 microgrammes ou davantage, selon le procureur.

«Aucune intention médicale légitime ne pouvait demander un tel niveau de dosage», a estimé M. O'Brien.

En tout, quelque 35 patients en fin de vie ou gravement malade, avec de minces chances de survie, auraient été concernés par les actions du médecin, dont les motivations restent floues selon les autorités.

«Pas une affaire de meurtre»

«Ce n'est pas une affaire de meurtre», a déclaré à la télévision locale WCMH Richard Blake, avocat du prévenu.

«Je peux vous assurer qu'il n'y a jamais eu de la part du Dr H. de tentative d'euthanasier qui que ce soit.»

William H. avait été suspendu en novembre 2018 et licencié peu après, a fait savoir l'hôpital.

Il s'est rendu à la police et devait être entendu par un juge mercredi.

Pour chaque chef d'accusation, l'ancien médecin encourt une peine de prison allant de 15 ans à la perpétuité. (afp/nxp)

Créé: 05.06.2019, 22h53

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