Dimanche 21 octobre 2018 | Dernière mise à jour 04:15

France Ils vendaient aux bijoutiers leur macabre butin

Nouveau procès de fossoyeurs à Bobigny. Il avaient été pris la main dans le cercueil en 2012. Une pratique «habituelle» selon eux.

Les faits remontent au 26 novembre 2012 à proximité du cimetière de Pantin, dans la région parisienne.

Les faits remontent au 26 novembre 2012 à proximité du cimetière de Pantin, dans la région parisienne. Image: Google Maps

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Trois fossoyeurs sont jugés à Bobigny jeudi indique le site LCI. Leur délit? Profanation de sépultures dans l'intention de dépouiller les chers disparus de toutes leurs possessions: dents, couronnes, gourmettes, bagues... Tout y passait.

Aujourd'hui, ils répondent de leurs méfaits en se justifiant par le fait que la pratique macabre serait «habituelle».

Patrouille de police

Les faits remontent au 26 novembre 2012 à 02h40. Une patrouille de police contrôlent deux homme équipés de gants, de lampes frontales et d'une barre à mine à proximité du cimetière de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Lors de la fouille, il récupèrent un petit sac contenant onze dents en or recouvertes de terre fraîche. Dans la voiture d'un des deux suspects, d'autres dents, des bijoux et une balance électronique.

Véritable trafic

Placé en garde à vue, l’homme reconnaît avoir arraché des dents sur une mâchoire lors d'un «creusement» destiné à nettoyer une tombe abandonnée. Dans les jours qui suivent, cinq autres salariés du cimetière parisien sont placés en garde à vue. En définitive, trois fossoyeurs et un complice présumé seront renvoyés devant la justice. Le fonctionnaire interpellé en pleine nuit est soupçonné d'avoir organisé un véritable trafic en revendant à des bijouteries parisiennes, pour son compte et celui de ses collègues, moyennant commission, les objets précieux trouvés dans les tombes. Pour le principal suspect, les gains estimés entre 2009 et 2012 dépasseraient les 11'000 francs. Il se voit poursuivi pour «violation de sépulture et vol aggravé».

Ses deux ex-collègues sont jugés uniquement pour vol aggravé. (Le Matin)

Créé: 14.06.2018, 14h02

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