Mercredi 15 août 2018 | Dernière mise à jour 08:28

Suisse Rixe à Genève: «c’était le sauve-qui-peut»

Une violente bagarre mercredi au petit matin a fait deux blessées graves, dont une femme dans le coma. Témoignages.

Le service médical d'urgence des HUG, le médecin chef des secours et quatre ambulances ont été dépêchés sur place.

Le service médical d'urgence des HUG, le médecin chef des secours et quatre ambulances ont été dépêchés sur place. Image: Twitter

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«Un mec a allongé un coup de poing à une fille. Elle est tombée au sol puis d’autres hommes lui ont donné des coups de pieds à la tête, et l’un l’a même frappée avec une béquille. Ils ont ensuite tabassé une autre fille puis se sont enfuis en voiture». Yves* quittait un night-club de la Vieille-Ville, «où rien de particulier ne s’est passé», lorsqu’en contre-bas de la discothèque, il a assisté à la sauvage altercation survenue ce mercredi vers 5h du matin.

Sur la place des Trois-Perdrix et dans la rue Frank-Martin, dans les Rues Basses au pied de la bibliothèque de la Cité, cinq femmes ont été blessées lors d’une bagarre, dont l’origine reste indéterminée. L'une d’entre elles est dans le coma, une autre est grièvement touchée, a révélé la «Tribune de Genève».

«Le sauve-qui-peut»

Les victimes et leurs agresseurs n’avaient pas passé la soirée ensemble et ne se connaissaient pas, ce qui accréditerait la thèse d’un acte gratuit, selon nos informations. «Cela n’avait pas du tout l’air de deux gangs qui se faisaient face», confirme Simon*, qui a assisté à la rixe depuis son balcon. Il parle d’une scène «très confuse», les gens «se donnaient des coups de pieds et des coups de poings, ça courait dans tous les sens, c’était le sauve-qui-peut». Entre ceux qui se battaient et ceux qui tentaient d’arrêter ce «chaos», une vingtaine de personnes étaient présentes, affirment plusieurs témoins.

Réveillé par des cris, Théo, réceptionniste dans un hôtel voisin, a entendu des insultes dans la rue puis «quelqu’un a hurlé: «Arrête!» Ensuite, un autre a dit: «On se casse, la police arrive!»»

Agresseurs en fuite

Insomniaque, Jenny* était à la fenêtre de son appartement qui surplombe la place où la rixe a eu lieu. «J’ai vu un groupe de cinq ou six femmes rejoindre tranquillement le parking situé en haut de la rue Frank-Martin, elles n’étaient pas avinées». Cette retraitée indique que soudain une insulte a fusé et que «l’une d’elles est revenue sur ses pas». Les autres seraient venues l’aider. Ensuite, cela a dégénéré, «chacun tapait sur chacun. Cogner une femme, c’est insensé. Je n’ai jamais vu une bagarre pareille. Les gens autour étaient stupéfaits».

Ni la police ni le Ministère public, qui a ouvert une enquête, n’ont souhaité faire de commentaires. Les auteurs de l’agression n'ont pour l’heure pas été interpellés.

*Prénoms d'emprunt

(Le Matin)

Créé: 08.08.2018, 10h52

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